mardi 28 janvier 2014

LETTRE AU DÉPUTÉ DE L'AVEYRON-SUD



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Monsieur le Député,

Nous vous avons écrit le 10 décembre dernier pour vous demander de prendre position, à la suite de Nicolas Hulot, sur le drame que vivent actuellement les paysans et habitants du sud Aveyron, envahis par des éoliennes industrielles géantes qui dévastent leur pays sans qu'ait eu lieu aucun référendum ni information loyale de la population.

L'idée, élaborée dans les états majors urbains de certains politiciens (de gauche comme de droite), de subventionner artificiellement le secteur éolien dans nos campagnes, puis les dictats ministériels d'imposer aux préfets de grands quotas d'implantation de ces engins, ont entrainé un effet d'aubaine pour les industriels et investisseurs désireux de s'enrichir aux dépens de la collectivité.

Le lobbying des hommes d'affaires a été dénoncé par des députés indépendants comme étant à l'origine de décisions politiques.

Toujours est-il que, sous prétexte d'écologie, nos terroirs sont en cours de dévastation comme ils ne l'ont jamais été dans tout notre histoire.

Une immense souffrance touche le monde paysan. Une fracture sociale oppose : - d'un côté les propriétaires qui choisissent de louer leurs terres pour toucher les redevances actuellement très élevées grâce aux subventions ; - de l'autre ceux qui sont pris en otage par l'omniprésence des gigantesques engins et dont la vie est bouleversée.

Nous vous avons envoyé un DVD réalisé par des paysans de l'Aveyron. Nous espérons que vous avez pu le visionner.

Cependant, depuis notre lettre du 10 décembre, un événement nouveau s'est produit : en date du 19 décembre 2013 la cour européenne de justice vient de déclarer illégale la sur-facturation de milliards d'euros imposée à EDF par le gouvernement français sur le prix d'achat du courant éolien.

En outre des dérives perverses ont été mises à jour telles que trafic de droits à polluer par les certificats carbone, implications de maffias dans la captation des subventions. Tout ceci sans effet sérieux sur la réduction des émissions de GES, bien au contraire, ni sur la fermeture des centrales nucléaires.

Alors que des pays comme l'Angleterre et l'Allemagne viennent de remettre en cause les subventions au secteur éolien, alors que ce secteur licencie des milliers de personnes outre Rhin, les pouvoirs publics français continuent de persévérer dans l'erreur. Les promoteurs en profitent et se précipitent pour placer un maximum de projets. Des élus intéressés attendent la manne annoncée, et des candidats aux élections se montrent très discrets sur le sujet, attendant d'être élus ou réélus pour concrétiser leurs projets financiers.

Restent les drames humains et écologique engendrés par cette industrialisation forcée.
A la télévision nous avons vu ces jours derniers votre interview au parlement européen. Alors que vous vous présentez de nouveau aux élections européennes nous vous prions, Monsieur le Député, de bien vouloir prendre position en réponse à notre courrier du 10 décembre.

Dans cette attente, en vous remerciant, nous vous prions d'agréer nos sincères salutations.

Pour le Centre Cuturel Castelnau de Lévézou,
Membre du collectif Agir pour le Lévézou :
Geneviève Dufau Rossi - Bertrand Rossi

A travers toute l'Europe des paysans se mobilisent pour alerter leurs concitoyenscontre les projets éoliens où ils voient non seulement la destruction de leur cadre de vie et la mort du tourisme, mais aussi et surtout la perte de l'âme de leur pays.

QUAND L'ÉOLIEN RUINE LES PETITS ÉPARGNANTS

LETTRE D'INFORMATION DE LA FED  27 janvier 2014

Bonjour

Depuis plusieurs années la Fédération Environnement Durable (FED) alerte les responsables politiques et les élus locaux sur les dangers des investissements dans les parcs éoliens dont la rentabilité artificielle ne tient qu'à des subventions et des avantages fiscaux.

La FED rappelle que le mécanisme de soutien à l’éolien français est basé sur des tarifs de rachat préférentiels de l’électricité et qu'il a été condamné en décembre 2013 par la Cour européenne de justice qui l’a jugé comme une aide de l'état.

La faillite de la société allemande Prokom qui gérait 75 parcs éoliens et qui licencie 1300 personnes démontre encore une fois que ce sont uniquement des mécanismes artificiels qui alimentent financièrement cette filière. Elle met aussi en lumière le fait que des petits épargnants allemands crédules sont devenus actionnaires minoritaires de parcs éoliens et qu’ils se sont faits piéger par des promesses de rentabilité artificielle alléchante.

La FED met en garde les dirigeants politiques et les élus français sur les risques d'implanter des éoliennes non rentables sur les communes de la France. Elle attire aussi leur attention sur la responsabilité qu’ils prennent en cautionnant "l'éolien participatif" ou des petits épargnants risquent d’être spoliés comme le démontre l'exemple de cette faillite.

Dépôt de bilan dans l'éolien allemand

L'installateur d'éoliennes allemand Prokon a déposé le bilan, entraînant des pertes significatives pour les 75.000 petits épargnants qui constituaient son actionnariat. Une faillite de plus dans les énergies renouvelables outre-Rhin où le gouvernement a choisi de baisser drastiquement les subventions afin de freiner la hausse du prix de l'électricité.

Cordialement
 
Jean-Louis Butré
Président de la FED

vendredi 20 décembre 2013

LA COUR DE JUSTICE EUROPÉENNE DÉNONCE LE TARIF DE RACHAT DE L'ÉLECTRICITÉ ÉOLIENNE

Paris 19 décembre 2013

France : Éolien une surfacturation illégale de plusieurs milliards d'euros?

La Cour de Justice de l’Union Européenne ( CJUE) a rendu son verdict ce jeudi 19 décembre 2013. Les tarifs de rachat de l’électricité d’origine éolienne constituent "un avantage accordé au moyen des ressources de l'État". La Fédération Environnement Durable prend acte de la cette décision confirmant celle du Conseil d’État qui devrait logiquement ordonner le remboursement des aides indûment perçues par les producteurs d’électricité qui en ont bénéficié depuis 2001.

Le tarif de rachat de l’électricité éolienne à un tarif garanti par l’état serait remis en cause, ainsi que probablement le mécanisme de la Contribution au Service de l’Électricité (CSPE), une « écotaxe électrique », située au bas des factures d’électricité des consommateurs et dont le taux actuel de 4 ,5% est en croissance rapide.

La (FED) demande à EDF et aux autres producteurs d’électricité qui ont collecté cette taxe depuis son origine, de provisionner le remboursement des usagers du montant cumulé, intérêts compris. Les premières estimations faites par la FED indiquent que cette surfacturation concernant uniquement l’éolien pourrait atteindre plusieurs milliards d’euros soit plusieurs centaines d'euros pour un ménage moyen français.

La FED constate encore une fois que les éoliennes, abritées sous le parapluie de l’écologie, n'étant pas rentables, elles survivent grâce a des aides illégales prises sur la facture des consommateurs et entraînent la France dans un gouffre financier sans fond.

Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable
décembre 2013.

samedi 16 novembre 2013

ÉOLIEN : LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND DISJONCTE

Communiqué de presse de la FED du 14 novembre 2013

Cette semaine,  Berlin vient d'annoncer sa volonté d'arrêter le développement de l'éolien en Allemagne. (1)

Depuis 2001 l’Allemagne  sert de modèle aux dirigeants de notre pays pour justifier la politique de développement de l’éolien  en France avec comme argument fondamental : "La France est en retard sur l’Allemagne".

Cette décision met en lumière  l'absurdité du programme français actuel dont l'historique est le suivant:

En  2001 les ministres de l’écologie  Dominique Voynet, Yves Cochet et le conseiller politique Denis Baupin ont justifié le lancement du programme éolien français en se référant à l’Allemagne et en mettant en place un système de ponction économique des consommateurs à travers un système de tarifs de l’électricité.

De 2007 à 2012, le développement éolien a été accéléré par les Ministres de l’environnement Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosiusco Morizet, organisateurs du  "Grenelle de l'environnement". Pour atteindre les objectifs de 19.000 Mégawatts, soit environ 12.000 éoliennes terrestres, Jean-Louis Borloo a imposé aux préfets, sous peine de sanctions, des quotas annuels d'éoliennes à implanter par département.

Depuis 2012, le programme de la "Transition Énergétique" de François Hollande  a amplifié le développement éolien sans en faire le bilan.  Le nombre d'éoliennes terrestres pourrait atteindre 25.000,  impacter  36.000 communes déclarées arbitrairement propices à leur implantation et dégrader plus de la moitié des paysages de la France.

Ce programme est actuellement porté par le député socialiste  François Brottes qui tente de faire voter,  au mépris des fondements mêmes de la démocratie, des nouvelles lois  ayant pour objectif de supprimer les dernières barrières juridiques qui protègent encore la population. Il a pour appui des élus socialistes Roland Courteau, Philippe Plisson, et  les  dirigeants du parti Europe Écologie les Verts, Denis Baupin, Jean-Vincent Placé et la ministre Cécile Duflot.

Depuis  2001 l’Agence de Maitrise de l’Energie (ADEME) organisme public dépendant du ministère de l’écologie, a été pilotée par un de ses anciens directeurs, Jean Louis Bal  nommé  depuis 2011 Président du syndicat des promoteurs éoliens.

Contrairement à son devoir normal d'impartialité, cette agence  a fait le nécessaire pour inonder la France de documentation « pro éolienne », directement inspirée par les  syndicats des promoteurs.  Elle a vanté sans réserve les merveilles du modèle allemand au profit des seuls promoteurs et au détriment des citoyens.

Aujourd’hui, partout en France, la lutte  civique anti éolienne prend  une ampleur importante, non seulement avec l’appui de la Fédération Environnement Durable forte de ses 900 associations mais  aussi grâce aux associations du patrimoine qui dénoncent avec fermeté  le saccage inutile de notre pays et le désastre économique qui l'accompagne. (2)

Compte tenu des faits récents il n'est pas possible que la France poursuive  cette politique éolienne obsolète, ruineuse et destructrice, alors que l'Allemagne qui  est "en avance" est en train de l'arrêter.

(1) Le Monde.fr avec AFP | 11.11.2013: Berlin veut freiner les subventions aux renouvelables

(2)  Le Parisien |11.11.2013 : la France de Monuments se bat contre les éoliennes

dimanche 6 octobre 2013

ÉCOLO MAIS ANTI-ÉOLIEN

Le témoignage de ce militant anti-éolien raconte comment cet écolo de cœur en est venu à créer le Collectif Allier Citoyen, qui s’oppose aux projets d’éoliennes.

Il n’est pas nécessaire d’être pronucléaire, retraité, avoir une résidence secondaire et plein d’argent pour ne pas vouloir subir des éoliennes industrielles de 150 mètres de haut.


J’habite avec ma femme et mes filles dans un petit village de l’Allier. Tout le monde dit que cet endroit est préservé : la nature est encore visible à perte de vue. C’est ce que nous sommes venus chercher, le calme, la tranquillité. Loin des villes, de la pollution.
Ce choix a un prix : peu de travail en milieu rural, des kilomètres pour voir un médecin, acheter à manger, emmener nos enfants à l’école, voir nos amis. Peu de loisirs : pas de théâtre, de musée, les cinémas sont à 35 kilomètres... en bref, bien pour les vacances mais un vrai choix de vie. Nous l’assumons, sans nous plaindre.


Vingt ans d’expérience dans les énergies renouvelables


J’ai travaillé dans les énergies renouvelables pendant une vingtaine d’années. J’ai commencé par installer mon premier chauffage solaire chez un client, depuis, j’ai fait la promotion et l’installation de chaudières bois, pompes à chaleur, solaires photovoltaïques, poêles à bois avec bouilleur, appareils de traitement de l’eau « naturelle ».
Actuellement, je travaille dans un centre de traitement des déchets qui utilise des filières « propres », par conviction.


En janvier 2009, quand j’apprends qu’ils vont installer des éoliennes industrielles en face de notre maison, ma première réaction est de penser « c’est une bonne chose, ça participe à la protection de la planète ». Puis un voisin me dit de consulter le site de la Fédération environnement durable (FED), et là, je ne décroche plus, je me mets à me poser plein de question.


Je découvre combien la filière éolienne est opaque


Dès le lendemain, je passe plusieurs coups de téléphone à des contacts professionnels dans le milieu des énergies renouvelables, et je me rends compte, très vite, que les avis sont partagés.
Plus je demande des informations, plus je découvre combien cette industrie est très opaque. A croire les professionnels, tout est beau, sans nuisances pour l’homme. Que du bonheur, de la joie dans les villages, beaucoup d’argent pour fonctionner.
Certains me disent que l’éolien est un bon moyen pour sortir progressivement du nucléaire, que cela permettra de limiter l’utilisation des centrales thermiques.
D’autres me tiennent un discours différent sur l’éolien industriel :

  • Une énergie intermittente qui nécessite une relève que seules les centrales thermiques peuvent fournir, question de rapidité d’intervention
  • Une éolienne industrielle produit des infrasons, mauvais pour la santé humaine
  • Le bruit engendre des gênes et des gens en souffrent
  • Le coût supporté par les citoyens est énorme car le système est subventionné par une loi qui oblige EDF à racheter l’électricité très cher.
Tout le monde a de bonnes raisons de ne pas en vouloir

Je décide de visiter des parcs pour me forger ma propre opinion, durant une semaine je parcours l’Aveyron, la Haute-Loire, je descends dans le Sud. Pour tout vous dire, durant cette semaine, je suis parcouru par un sentiment que je ne connaissais pas :

  • Mon côté « écolo » me pousse à dire que c’est nécessaire
  • Ma perception de ce qui m’entoure, cette impression de voir toujours les mêmes paysages
A mon retour, je contacte plusieurs personnes sur le département qui ont commencé avant moi à s’intéresser à l’éolien. Ils ont tous de bonnes raisons de ne pas vouloir de cette industrie aux portes de leurs maisons :

  • Le bruit
  • La perte de valeur de leur maison (tout le travail d’une vie)
  • Le coût pour les consommateurs
  • Les dangers de proximité,
  • La façon de faire des promoteurs
  • L’impact sur la santé
  • Le changement radical de leur environnement
  • Le fait de leur imposer « ça », sans tenir compte de leur avis
  • Le refus de nos élus d’évoquer les raisons de leur choix
Sur ce dernier point, quand je dis « évoquer », je suis gentil : je devrais plutôt dire la peur de dire que leur seule motivation, c’est l’argent.

Un collectif de gens venus de tous horizons


Je décide de créer un collectif dans le département de l’Allier. L’idée est de regrouper toutes les associations qui existent déjà. Mes amis me disent que c’est impossible, ils avaient presque raison, mais pour tout vous dire, je suis né sous le signe du morpion dans l’horoscope chinois.
Tans pis pour ceux qui ne veulent pas nous rejoindre, j’ai pris mon bâton de pèlerin et j’ai battu la campagne. J’ai rencontré des gens formidables, de tous horizons, de tous les milieux, de toutes les conditions, de toutes tendances politiques.
Ensemble, nous avons constitué le Collectif Allier Citoyen, il est composé de 38 associations sur le seul département de l’Allier, encore deux associations et nous pourrons déposer le logo que nous avons imaginé au début : le CAC 40, un clin d’œil.
Nous avons voulu faire passer nos idées, simples, avec des revendications simples, ce qui nous gêne, la proximité, le bruit, la destruction de nos environnements, l’ouverture d’un vrai débat sur la nature même des choix énergétiques de notre pays.
Nous avons demandé simplement que les parcs éoliens soient à 1 500 mètres de nos habitations, dans des zones prévues pour des machines industrielles. La réponse est tombée comme une insulte : « Si nous ne pouvons pas les installer à 1 500 mètres des habitations, nous ne pourrons pas en mettre du tout. »


Les gens qui se défendent sont fatigués


Nous avons démontré que notre département n’est pas assez venté pour que cela soit rentable. Il n’y a pas d’ancien moulin à vent dans la plupart des zones où ils veulent faire des parcs, l’Ademe confirme que l’Allier est un des départements les moins ventés de France
Depuis, nous avons obtenu le retrait de plusieurs parcs, mais malheureusement, la politique s’en mêle. Il faut de l’argent : le pouvoir central ne fait pas son boulot, beaucoup de nos élus sont de piètres gestionnaires, et surtout pas des visionnaires, peut-être là depuis trop longtemps.
Aujourd’hui, les gens qui se défendent sont fatigués, considérés comme des bêtes pestiférées.
Dans nos villages, les rapports sont pourris : ceux qui sont pour les éoliennes touchent de l’argent pour la plupart, ceux qui sont contre vont perdre de l’argent pour la plupart.
Nous avons fait faire des estimations de nos maisons avec des parcs à côté : leur valeur perdra de 20% à 40% (je tiens les documents à disposition). Qui voudra acheter une maison dans la campagne avec des éoliennes autour ? Pas moi.

jeudi 19 septembre 2013

ALLEMAGNE : UNE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE RUINEUSE ET POLLUANTE


La transition énergétique en France pour passer, modestement tout de même, de 75 à 50 % de production d'électricité d'origine nucléaire a été décidé par notre Président sur un coup de chapeau électoraliste pendant la campagne électorale, sans qu'aucune étude sérieuse n'ait été faite pour en étudier la faisabilité technique et économique et son coût ! Cela peut sembler ahurissant que ce genre de décision qui conditionne l'avenir du pays puisse être prise sur un coin de table sur la base de croyances plus ou moins idéologiques et pas d'études sérieuses. C'est pourtant comme cela que nous, - et malheureusement beaucoup d'autres dans nombre de pays-, sommes gouvernés par des beaux parleurs dont l'intérêt premier est la "prise du pouvoir", pas nécessairement celui du pays qu'ils veulent gouverner!

L'Allemagne à laquelle nous faisons souvent référence, n'a pas fait mieux qui a décidé du jour au lendemain de la fermeture de huit de ses centrales en attendant la fermeture totale des autres prévue pour 2022. J'avais eu l'occasion de vous reporter dans un message du 3 mars 2013 le premier retour d'information de l'impact de cette fermeture sur l'approvisionnement en électricité de l'Allemagne et sur les problèmes que le remplacement de la source de production nucléaire avec ses caractéristiques par des sources d'énergie renouvelable avec les siennes propres posaient.

L'intervenant allemand à la conférence duquel j'avais assisté, considérait que l'aspect positif de ce début de transition était que la capacité de production d'électricité du pays avait tenu et qu'il n'y avait pas eu de rupture d'approvisionnement des habitations particulières ou des installations industrielles. Les difficultés qui étaient apparues étaient que l'Allemagne était devenu un pays dont le coût d'accès énergétique n'était plus compétitif, que l'intermittence des unités de production était un problème majeur et que les réseaux pour amener au sud l'électricité renouvelable produite au nord devaient largement être doublés ou réaménagés.

Nous voici 6 mois plus tard,alors que nous mêmes, en France avons juste abordé la transition énergétique française dans une ambiance de franche opposition entre les politiques et les industriels. Peut être serait il temps de regarder où ils en sont en Allemagne?

 Le premier problème rencontré outre Rhin est financier. Les sources d'électricité renouvelables subventionnées ( Eolien Solaire et Biomasse donc hors hydroélectricité) sont passées de 12 à 18 % de la production d'électricité globale quand celle d'origine nucléaire a diminué de 23 à 16 % entre 2010 et 2012. Par contre, elle ne s'est développé que grâce à des subventions lourdes, 14 milliards d'euros en 2012, du fait de l'obligation de reprise de cette électricité à des prix bien supérieurs à ceux de l'électricité produite par des moyens existants, thermiques ou nucléaires. Le prix de l'électricité en Allemagne a ainsi augmenté de 30% de 2010 à 2012 et est le plus élevé d'Europe après celui du Danemark!

Pour arriver à la sortie totale du nucléaire, il en coutera à l'Allemagne d'après son Ministre de l'Environnement, Mr Altmaier, 1000 milliards d'euros d’ici 2040 !

Celui qui paye cette augmentation du prix de l'électricité, c'est le consommateur moyen, sachant que pour les industries dite électrointensives, le gouvernement à mis en place des subventions compensatrices pour leur conserver leur compétitivité. Jusqu'à quand ce matraquage durera t il ?
L'avenir le dira.

Le problème suivant que l'on connaissait mais dont on peut voir l'impact en vrai grandeur désormais, c'est celui de l'intermittence des énergies renouvelables. L'électricité ne se stockant pas, il faut prévoir un approvisionnement en double pour les moments où elles sont aux abonnés absents. Il s'agit de centrales à gaz ou au charbon que l'on peut démarrer en quelques minutes et qui par définition n'offrent aucune rentabilité à leurs exploitants.Il faut donc trouver un système de compensation payé par le consommateur pour assurer la survie de ces "centrales en double". Par ailleurs le gaz étant plus cher en ce moment que le charbon ou le lignite dont l'Allemagne est largement pourvue, les industriels ferment leurs centrales à gaz pour les remplacer par des centrales à charbon/lignite!

Moralité, le système de production d'électricité allemand actuel est infiniment plus émetteur de CO2 qu'avant la transition énergétique, sans compter les polluants divers que charbon et lignite diffusent largement dans l'atmosphère.Le contenu en CO2 du kWh allemand est 5 fois plus élevé que le kWh français fortement nucléarisé.

Enfin l'industrie allemande qui comptait sur cette transition énergétique pour devenir le leader des équipements et infrastructures nécessaires à l'électricité nouvelle, n'y a rien gagné. Baisse des subventions et concurrence asiatique ont fait disparaitre l'industrie photovoltaïque. Les grands de l'industrie allemande, Siemens et Bosch ont du s'en retirer avec de lourdes pertes financières et en effectifs.Sans compter qu'à court terme les subvention à l'industrie pour leur coût élevé de leur électricité devraient diminuer aussi. Globalement donc, c'est plutôt un désastre qu'une réussite. Mais en démocratie, c'est l'électeur moyen qui décide. Il aura ce pour quoi il a voté...

Article publié le 11/09/2013 par Ça Derange

jeudi 12 septembre 2013

VICTOIRES MAJEURES DES ASSOCIATIONS DE LA FED

Combat anti éolien : Victoires majeures des associations de la FED

De nombreux projets éoliens viennent d’être récemment  radiés de la carte  suite au combat mené par les 900 associations de la Fédération Environnement Durable. 

 A titre d’exemples parmi les plus symboliques il faut noter :

- St Symphorien les Valois (Manche): "Entre Monts et Marais"
- Tremblay - Mt St Michel (Ille et Vilaine): "Environnement et Paysage en Haute Bretagne et Ille-et-Vilaine"
- Espeluche (Drôme): "Vents Libres sur nos Collines"
- Chavigny-Bailleul (Eure) : "APESE"
- Bellot (Seine et marne) : "Vent de Vérité"
- Col du Bonhomme (Vosges/Alsace) : "Avenir et Patrimoine 88"
- Benassay-Lavausseau-Jazeneuil (Vienne) : "Vent de Gâtine"

Dans certains cas cette lutte contre les éoliennes aura duré plus de 10 ans, en passant par les tribunaux administratifs,  les cours d’appel et de cassation et le Conseil d’État, comme le démontre le cas de St-Symphorien-les-Valois (Manche) mené  par l’association "Entre Monts et Marais". Cet exemple donne une idée de la détermination de ceux qui  refusent le dictat des promoteurs éoliens.

La FED se félicite de ces récentes victoires démontrant que de simples citoyens sans moyens peuvent mettre à genoux le lobby financier des promoteurs éoliens, et contrer l’aveuglement de l’État.

A l’aube des élections municipales de Mars 2014, ces combats démocratiques devrait faire réfléchir les élus qui bradent la France  aux affairistes de l’éolien.

Ils devraient aussi inquiéter certains partis politiques comme Europe Ecologie les Verts qui en prenant systématiquement depuis 10 ans fait et cause pour l’industrie éolienne au mépris de l’écologie véritable, brade la nature, saccage les paysages et détruit le patrimoine de la France.