Communiqué de presse de la FED du 14 novembre 2013
Cette semaine, Berlin vient d'annoncer sa volonté d'arrêter le développement de l'éolien en Allemagne. (1)
Depuis 2001 l’Allemagne sert de modèle aux dirigeants de notre pays pour justifier la politique de développement de l’éolien en France avec comme argument fondamental : "La France est en retard sur l’Allemagne".
Cette décision met en lumière l'absurdité du programme français actuel dont l'historique est le suivant:
En 2001 les ministres de l’écologie Dominique Voynet, Yves Cochet et le conseiller politique Denis Baupin ont justifié le lancement du programme éolien français en se référant à l’Allemagne et en mettant en place un système de ponction économique des consommateurs à travers un système de tarifs de l’électricité.
De 2007 à 2012, le développement éolien a été accéléré par les Ministres de l’environnement Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosiusco Morizet, organisateurs du "Grenelle de l'environnement". Pour atteindre les objectifs de 19.000 Mégawatts, soit environ 12.000 éoliennes terrestres, Jean-Louis Borloo a imposé aux préfets, sous peine de sanctions, des quotas annuels d'éoliennes à implanter par département.
Depuis 2012, le programme de la "Transition Énergétique" de François Hollande a amplifié le développement éolien sans en faire le bilan. Le nombre d'éoliennes terrestres pourrait atteindre 25.000, impacter 36.000 communes déclarées arbitrairement propices à leur implantation et dégrader plus de la moitié des paysages de la France.
Ce programme est actuellement porté par le député socialiste François Brottes qui tente de faire voter, au mépris des fondements mêmes de la démocratie, des nouvelles lois ayant pour objectif de supprimer les dernières barrières juridiques qui protègent encore la population. Il a pour appui des élus socialistes Roland Courteau, Philippe Plisson, et les dirigeants du parti Europe Écologie les Verts, Denis Baupin, Jean-Vincent Placé et la ministre Cécile Duflot.
Depuis 2001 l’Agence de Maitrise de l’Energie (ADEME) organisme public dépendant du ministère de l’écologie, a été pilotée par un de ses anciens directeurs, Jean Louis Bal nommé depuis 2011 Président du syndicat des promoteurs éoliens.
Contrairement à son devoir normal d'impartialité, cette agence a fait le nécessaire pour inonder la France de documentation « pro éolienne », directement inspirée par les syndicats des promoteurs. Elle a vanté sans réserve les merveilles du modèle allemand au profit des seuls promoteurs et au détriment des citoyens.
Aujourd’hui, partout en France, la lutte civique anti éolienne prend une ampleur importante, non seulement avec l’appui de la Fédération Environnement Durable forte de ses 900 associations mais aussi grâce aux associations du patrimoine qui dénoncent avec fermeté le saccage inutile de notre pays et le désastre économique qui l'accompagne. (2)
Compte tenu des faits récents il n'est pas possible que la France poursuive cette politique éolienne obsolète, ruineuse et destructrice, alors que l'Allemagne qui est "en avance" est en train de l'arrêter.
(1) Le Monde.fr avec AFP | 11.11.2013: Berlin veut freiner les subventions aux renouvelables
(2) Le Parisien |11.11.2013 : la France de Monuments se bat contre les éoliennes
samedi 16 novembre 2013
dimanche 6 octobre 2013
ÉCOLO MAIS ANTI-ÉOLIEN
Le témoignage de ce militant anti-éolien raconte comment cet écolo de cœur en est venu à créer le Collectif Allier Citoyen, qui s’oppose aux projets d’éoliennes.
Il n’est pas nécessaire d’être pronucléaire, retraité, avoir une résidence secondaire et plein d’argent pour ne pas vouloir subir des éoliennes industrielles de 150 mètres de haut.
J’habite avec ma femme et mes filles dans un petit village de l’Allier. Tout le monde dit que cet endroit est préservé : la nature est encore visible à perte de vue. C’est ce que nous sommes venus chercher, le calme, la tranquillité. Loin des villes, de la pollution.
Ce choix a un prix : peu de travail en milieu rural, des kilomètres pour voir un médecin, acheter à manger, emmener nos enfants à l’école, voir nos amis. Peu de loisirs : pas de théâtre, de musée, les cinémas sont à 35 kilomètres... en bref, bien pour les vacances mais un vrai choix de vie. Nous l’assumons, sans nous plaindre.
Vingt ans d’expérience dans les énergies renouvelables
J’ai travaillé dans les énergies renouvelables pendant une vingtaine d’années. J’ai commencé par installer mon premier chauffage solaire chez un client, depuis, j’ai fait la promotion et l’installation de chaudières bois, pompes à chaleur, solaires photovoltaïques, poêles à bois avec bouilleur, appareils de traitement de l’eau « naturelle ».
Actuellement, je travaille dans un centre de traitement des déchets qui utilise des filières « propres », par conviction.
En janvier 2009, quand j’apprends qu’ils vont installer des éoliennes industrielles en face de notre maison, ma première réaction est de penser « c’est une bonne chose, ça participe à la protection de la planète ». Puis un voisin me dit de consulter le site de la Fédération environnement durable (FED), et là, je ne décroche plus, je me mets à me poser plein de question.
Je découvre combien la filière éolienne est opaque
Dès le lendemain, je passe plusieurs coups de téléphone à des contacts professionnels dans le milieu des énergies renouvelables, et je me rends compte, très vite, que les avis sont partagés.
Plus je demande des informations, plus je découvre combien cette industrie est très opaque. A croire les professionnels, tout est beau, sans nuisances pour l’homme. Que du bonheur, de la joie dans les villages, beaucoup d’argent pour fonctionner.
Certains me disent que l’éolien est un bon moyen pour sortir progressivement du nucléaire, que cela permettra de limiter l’utilisation des centrales thermiques.
D’autres me tiennent un discours différent sur l’éolien industriel :
Je décide de visiter des parcs pour me forger ma propre opinion, durant une semaine je parcours l’Aveyron, la Haute-Loire, je descends dans le Sud. Pour tout vous dire, durant cette semaine, je suis parcouru par un sentiment que je ne connaissais pas :
Un collectif de gens venus de tous horizons
Je décide de créer un collectif dans le département de l’Allier. L’idée est de regrouper toutes les associations qui existent déjà. Mes amis me disent que c’est impossible, ils avaient presque raison, mais pour tout vous dire, je suis né sous le signe du morpion dans l’horoscope chinois.
Tans pis pour ceux qui ne veulent pas nous rejoindre, j’ai pris mon bâton de pèlerin et j’ai battu la campagne. J’ai rencontré des gens formidables, de tous horizons, de tous les milieux, de toutes les conditions, de toutes tendances politiques.
Ensemble, nous avons constitué le Collectif Allier Citoyen, il est composé de 38 associations sur le seul département de l’Allier, encore deux associations et nous pourrons déposer le logo que nous avons imaginé au début : le CAC 40, un clin d’œil.
Nous avons voulu faire passer nos idées, simples, avec des revendications simples, ce qui nous gêne, la proximité, le bruit, la destruction de nos environnements, l’ouverture d’un vrai débat sur la nature même des choix énergétiques de notre pays.
Nous avons demandé simplement que les parcs éoliens soient à 1 500 mètres de nos habitations, dans des zones prévues pour des machines industrielles. La réponse est tombée comme une insulte : « Si nous ne pouvons pas les installer à 1 500 mètres des habitations, nous ne pourrons pas en mettre du tout. »
Les gens qui se défendent sont fatigués
Nous avons démontré que notre département n’est pas assez venté pour que cela soit rentable. Il n’y a pas d’ancien moulin à vent dans la plupart des zones où ils veulent faire des parcs, l’Ademe confirme que l’Allier est un des départements les moins ventés de France
Depuis, nous avons obtenu le retrait de plusieurs parcs, mais malheureusement, la politique s’en mêle. Il faut de l’argent : le pouvoir central ne fait pas son boulot, beaucoup de nos élus sont de piètres gestionnaires, et surtout pas des visionnaires, peut-être là depuis trop longtemps.
Aujourd’hui, les gens qui se défendent sont fatigués, considérés comme des bêtes pestiférées. Dans nos villages, les rapports sont pourris : ceux qui sont pour les éoliennes touchent de l’argent pour la plupart, ceux qui sont contre vont perdre de l’argent pour la plupart.
Nous avons fait faire des estimations de nos maisons avec des parcs à côté : leur valeur perdra de 20% à 40% (je tiens les documents à disposition). Qui voudra acheter une maison dans la campagne avec des éoliennes autour ? Pas moi.
Il n’est pas nécessaire d’être pronucléaire, retraité, avoir une résidence secondaire et plein d’argent pour ne pas vouloir subir des éoliennes industrielles de 150 mètres de haut.
J’habite avec ma femme et mes filles dans un petit village de l’Allier. Tout le monde dit que cet endroit est préservé : la nature est encore visible à perte de vue. C’est ce que nous sommes venus chercher, le calme, la tranquillité. Loin des villes, de la pollution.
Ce choix a un prix : peu de travail en milieu rural, des kilomètres pour voir un médecin, acheter à manger, emmener nos enfants à l’école, voir nos amis. Peu de loisirs : pas de théâtre, de musée, les cinémas sont à 35 kilomètres... en bref, bien pour les vacances mais un vrai choix de vie. Nous l’assumons, sans nous plaindre.
Vingt ans d’expérience dans les énergies renouvelables
J’ai travaillé dans les énergies renouvelables pendant une vingtaine d’années. J’ai commencé par installer mon premier chauffage solaire chez un client, depuis, j’ai fait la promotion et l’installation de chaudières bois, pompes à chaleur, solaires photovoltaïques, poêles à bois avec bouilleur, appareils de traitement de l’eau « naturelle ».
Actuellement, je travaille dans un centre de traitement des déchets qui utilise des filières « propres », par conviction.
En janvier 2009, quand j’apprends qu’ils vont installer des éoliennes industrielles en face de notre maison, ma première réaction est de penser « c’est une bonne chose, ça participe à la protection de la planète ». Puis un voisin me dit de consulter le site de la Fédération environnement durable (FED), et là, je ne décroche plus, je me mets à me poser plein de question.
Je découvre combien la filière éolienne est opaque
Dès le lendemain, je passe plusieurs coups de téléphone à des contacts professionnels dans le milieu des énergies renouvelables, et je me rends compte, très vite, que les avis sont partagés.
Plus je demande des informations, plus je découvre combien cette industrie est très opaque. A croire les professionnels, tout est beau, sans nuisances pour l’homme. Que du bonheur, de la joie dans les villages, beaucoup d’argent pour fonctionner.
Certains me disent que l’éolien est un bon moyen pour sortir progressivement du nucléaire, que cela permettra de limiter l’utilisation des centrales thermiques.
D’autres me tiennent un discours différent sur l’éolien industriel :
- Une énergie intermittente qui nécessite une relève que seules les centrales thermiques peuvent fournir, question de rapidité d’intervention
- Une éolienne industrielle produit des infrasons, mauvais pour la santé humaine
- Le bruit engendre des gênes et des gens en souffrent
- Le coût supporté par les citoyens est énorme car le système est subventionné par une loi qui oblige EDF à racheter l’électricité très cher.
Je décide de visiter des parcs pour me forger ma propre opinion, durant une semaine je parcours l’Aveyron, la Haute-Loire, je descends dans le Sud. Pour tout vous dire, durant cette semaine, je suis parcouru par un sentiment que je ne connaissais pas :
- Mon côté « écolo » me pousse à dire que c’est nécessaire
- Ma perception de ce qui m’entoure, cette impression de voir toujours les mêmes paysages
- Le bruit
- La perte de valeur de leur maison (tout le travail d’une vie)
- Le coût pour les consommateurs
- Les dangers de proximité,
- La façon de faire des promoteurs
- L’impact sur la santé
- Le changement radical de leur environnement
- Le fait de leur imposer « ça », sans tenir compte de leur avis
- Le refus de nos élus d’évoquer les raisons de leur choix
Un collectif de gens venus de tous horizons
Je décide de créer un collectif dans le département de l’Allier. L’idée est de regrouper toutes les associations qui existent déjà. Mes amis me disent que c’est impossible, ils avaient presque raison, mais pour tout vous dire, je suis né sous le signe du morpion dans l’horoscope chinois.
Tans pis pour ceux qui ne veulent pas nous rejoindre, j’ai pris mon bâton de pèlerin et j’ai battu la campagne. J’ai rencontré des gens formidables, de tous horizons, de tous les milieux, de toutes les conditions, de toutes tendances politiques.
Ensemble, nous avons constitué le Collectif Allier Citoyen, il est composé de 38 associations sur le seul département de l’Allier, encore deux associations et nous pourrons déposer le logo que nous avons imaginé au début : le CAC 40, un clin d’œil.
Nous avons voulu faire passer nos idées, simples, avec des revendications simples, ce qui nous gêne, la proximité, le bruit, la destruction de nos environnements, l’ouverture d’un vrai débat sur la nature même des choix énergétiques de notre pays.
Nous avons demandé simplement que les parcs éoliens soient à 1 500 mètres de nos habitations, dans des zones prévues pour des machines industrielles. La réponse est tombée comme une insulte : « Si nous ne pouvons pas les installer à 1 500 mètres des habitations, nous ne pourrons pas en mettre du tout. »
Les gens qui se défendent sont fatigués
Nous avons démontré que notre département n’est pas assez venté pour que cela soit rentable. Il n’y a pas d’ancien moulin à vent dans la plupart des zones où ils veulent faire des parcs, l’Ademe confirme que l’Allier est un des départements les moins ventés de France
Depuis, nous avons obtenu le retrait de plusieurs parcs, mais malheureusement, la politique s’en mêle. Il faut de l’argent : le pouvoir central ne fait pas son boulot, beaucoup de nos élus sont de piètres gestionnaires, et surtout pas des visionnaires, peut-être là depuis trop longtemps.
Aujourd’hui, les gens qui se défendent sont fatigués, considérés comme des bêtes pestiférées. Dans nos villages, les rapports sont pourris : ceux qui sont pour les éoliennes touchent de l’argent pour la plupart, ceux qui sont contre vont perdre de l’argent pour la plupart.
Nous avons fait faire des estimations de nos maisons avec des parcs à côté : leur valeur perdra de 20% à 40% (je tiens les documents à disposition). Qui voudra acheter une maison dans la campagne avec des éoliennes autour ? Pas moi.
jeudi 19 septembre 2013
ALLEMAGNE : UNE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE RUINEUSE ET POLLUANTE
La transition énergétique en France pour passer, modestement tout de même, de 75 à 50 % de production d'électricité d'origine nucléaire a été décidé par notre Président sur un coup de chapeau électoraliste pendant la campagne électorale, sans qu'aucune étude sérieuse n'ait été faite pour en étudier la faisabilité technique et économique et son coût ! Cela peut sembler ahurissant que ce genre de décision qui conditionne l'avenir du pays puisse être prise sur un coin de table sur la base de croyances plus ou moins idéologiques et pas d'études sérieuses. C'est pourtant comme cela que nous, - et malheureusement beaucoup d'autres dans nombre de pays-, sommes gouvernés par des beaux parleurs dont l'intérêt premier est la "prise du pouvoir", pas nécessairement celui du pays qu'ils veulent gouverner!
L'Allemagne à laquelle nous faisons souvent référence, n'a pas fait mieux qui a décidé du jour au lendemain de la fermeture de huit de ses centrales en attendant la fermeture totale des autres prévue pour 2022. J'avais eu l'occasion de vous reporter dans un message du 3 mars 2013 le premier retour d'information de l'impact de cette fermeture sur l'approvisionnement en électricité de l'Allemagne et sur les problèmes que le remplacement de la source de production nucléaire avec ses caractéristiques par des sources d'énergie renouvelable avec les siennes propres posaient.
L'intervenant allemand à la conférence duquel j'avais assisté, considérait que l'aspect positif de ce début de transition était que la capacité de production d'électricité du pays avait tenu et qu'il n'y avait pas eu de rupture d'approvisionnement des habitations particulières ou des installations industrielles. Les difficultés qui étaient apparues étaient que l'Allemagne était devenu un pays dont le coût d'accès énergétique n'était plus compétitif, que l'intermittence des unités de production était un problème majeur et que les réseaux pour amener au sud l'électricité renouvelable produite au nord devaient largement être doublés ou réaménagés.
Nous voici 6 mois plus tard,alors que nous mêmes, en France avons juste abordé la transition énergétique française dans une ambiance de franche opposition entre les politiques et les industriels. Peut être serait il temps de regarder où ils en sont en Allemagne?
Le premier problème rencontré outre Rhin est financier. Les sources d'électricité renouvelables subventionnées ( Eolien Solaire et Biomasse donc hors hydroélectricité) sont passées de 12 à 18 % de la production d'électricité globale quand celle d'origine nucléaire a diminué de 23 à 16 % entre 2010 et 2012. Par contre, elle ne s'est développé que grâce à des subventions lourdes, 14 milliards d'euros en 2012, du fait de l'obligation de reprise de cette électricité à des prix bien supérieurs à ceux de l'électricité produite par des moyens existants, thermiques ou nucléaires. Le prix de l'électricité en Allemagne a ainsi augmenté de 30% de 2010 à 2012 et est le plus élevé d'Europe après celui du Danemark!
Pour arriver à la sortie totale du nucléaire, il en coutera à l'Allemagne d'après son Ministre de l'Environnement, Mr Altmaier, 1000 milliards d'euros d’ici 2040 !
Celui qui paye cette augmentation du prix de l'électricité, c'est le consommateur moyen, sachant que pour les industries dite électrointensives, le gouvernement à mis en place des subventions compensatrices pour leur conserver leur compétitivité. Jusqu'à quand ce matraquage durera t il ?
L'avenir le dira.
Le problème suivant que l'on connaissait mais dont on peut voir l'impact en vrai grandeur désormais, c'est celui de l'intermittence des énergies renouvelables. L'électricité ne se stockant pas, il faut prévoir un approvisionnement en double pour les moments où elles sont aux abonnés absents. Il s'agit de centrales à gaz ou au charbon que l'on peut démarrer en quelques minutes et qui par définition n'offrent aucune rentabilité à leurs exploitants.Il faut donc trouver un système de compensation payé par le consommateur pour assurer la survie de ces "centrales en double". Par ailleurs le gaz étant plus cher en ce moment que le charbon ou le lignite dont l'Allemagne est largement pourvue, les industriels ferment leurs centrales à gaz pour les remplacer par des centrales à charbon/lignite!
Moralité, le système de production d'électricité allemand actuel est infiniment plus émetteur de CO2 qu'avant la transition énergétique, sans compter les polluants divers que charbon et lignite diffusent largement dans l'atmosphère.Le contenu en CO2 du kWh allemand est 5 fois plus élevé que le kWh français fortement nucléarisé.
Enfin l'industrie allemande qui comptait sur cette transition énergétique pour devenir le leader des équipements et infrastructures nécessaires à l'électricité nouvelle, n'y a rien gagné. Baisse des subventions et concurrence asiatique ont fait disparaitre l'industrie photovoltaïque. Les grands de l'industrie allemande, Siemens et Bosch ont du s'en retirer avec de lourdes pertes financières et en effectifs.Sans compter qu'à court terme les subvention à l'industrie pour leur coût élevé de leur électricité devraient diminuer aussi. Globalement donc, c'est plutôt un désastre qu'une réussite. Mais en démocratie, c'est l'électeur moyen qui décide. Il aura ce pour quoi il a voté...
Article publié le 11/09/2013 par Ça Derange
jeudi 12 septembre 2013
VICTOIRES MAJEURES DES ASSOCIATIONS DE LA FED
Combat anti éolien : Victoires majeures des associations de la FED
De nombreux projets éoliens viennent d’être récemment radiés de la carte suite au combat mené par les 900 associations de la Fédération Environnement Durable.
A titre d’exemples parmi les plus symboliques il faut noter :
- St Symphorien les Valois (Manche): "Entre Monts et Marais"
- Tremblay - Mt St Michel (Ille et Vilaine): "Environnement et Paysage en Haute Bretagne et Ille-et-Vilaine"
- Espeluche (Drôme): "Vents Libres sur nos Collines"
- Chavigny-Bailleul (Eure) : "APESE"
- Bellot (Seine et marne) : "Vent de Vérité"
- Col du Bonhomme (Vosges/Alsace) : "Avenir et Patrimoine 88"
- Benassay-Lavausseau-Jazeneuil (Vienne) : "Vent de Gâtine"
Dans certains cas cette lutte contre les éoliennes aura duré plus de 10 ans, en passant par les tribunaux administratifs, les cours d’appel et de cassation et le Conseil d’État, comme le démontre le cas de St-Symphorien-les-Valois (Manche) mené par l’association "Entre Monts et Marais". Cet exemple donne une idée de la détermination de ceux qui refusent le dictat des promoteurs éoliens.
La FED se félicite de ces récentes victoires démontrant que de simples citoyens sans moyens peuvent mettre à genoux le lobby financier des promoteurs éoliens, et contrer l’aveuglement de l’État.
A l’aube des élections municipales de Mars 2014, ces combats démocratiques devrait faire réfléchir les élus qui bradent la France aux affairistes de l’éolien.
Ils devraient aussi inquiéter certains partis politiques comme Europe Ecologie les Verts qui en prenant systématiquement depuis 10 ans fait et cause pour l’industrie éolienne au mépris de l’écologie véritable, brade la nature, saccage les paysages et détruit le patrimoine de la France.
De nombreux projets éoliens viennent d’être récemment radiés de la carte suite au combat mené par les 900 associations de la Fédération Environnement Durable.
A titre d’exemples parmi les plus symboliques il faut noter :
- St Symphorien les Valois (Manche): "Entre Monts et Marais"
- Tremblay - Mt St Michel (Ille et Vilaine): "Environnement et Paysage en Haute Bretagne et Ille-et-Vilaine"
- Espeluche (Drôme): "Vents Libres sur nos Collines"
- Chavigny-Bailleul (Eure) : "APESE"
- Bellot (Seine et marne) : "Vent de Vérité"
- Col du Bonhomme (Vosges/Alsace) : "Avenir et Patrimoine 88"
- Benassay-Lavausseau-Jazeneuil (Vienne) : "Vent de Gâtine"
Dans certains cas cette lutte contre les éoliennes aura duré plus de 10 ans, en passant par les tribunaux administratifs, les cours d’appel et de cassation et le Conseil d’État, comme le démontre le cas de St-Symphorien-les-Valois (Manche) mené par l’association "Entre Monts et Marais". Cet exemple donne une idée de la détermination de ceux qui refusent le dictat des promoteurs éoliens.
La FED se félicite de ces récentes victoires démontrant que de simples citoyens sans moyens peuvent mettre à genoux le lobby financier des promoteurs éoliens, et contrer l’aveuglement de l’État.
A l’aube des élections municipales de Mars 2014, ces combats démocratiques devrait faire réfléchir les élus qui bradent la France aux affairistes de l’éolien.
Ils devraient aussi inquiéter certains partis politiques comme Europe Ecologie les Verts qui en prenant systématiquement depuis 10 ans fait et cause pour l’industrie éolienne au mépris de l’écologie véritable, brade la nature, saccage les paysages et détruit le patrimoine de la France.
mercredi 28 août 2013
ÉOLIENNES : SAUVE-PLANÈTES OU PIÈGES ÉCOLOGIQUES ?
En 2012, 320 éoliennes ont été implantées sur le sol Français.
Le Conseil mondial pour la Nature (WCFN) et Save the Eagles International, les deux ONG conversationnistes qui accusent les politiques "vertes" de causer plus de mal que de bien, s'unissent à nouveau aujourd'hui pour émettre un avertissement: les éoliennes attirent les chauves-souris, ainsi que de nombreuses espèces d'oiseaux, à de nombreux kilomètres à la ronde. De ce fait, même les éoliennes "situées avec soin" vont les attirer et les tuer, annoncent-elles.
"Nous avons répertorié 11 espèces [de chauves-souris] ... survolant l'océan à 14 km de la côte", a écrit il y a plusieurs années dans le Journal of Mammology une autorité européenne sur les chauves-souris, le professeur Ingemar Ahlén, (1).
Étudiant la migration des chauves-souris en Mer Baltique, le professeur Ahlén avait constaté:"Les chauves-souris n'ont pas évité les éoliennes [offshore]. Au contraire, elles sont restées plus ou moins longtemps à chasser à proximité de ces machines à cause de l'abondance des insectes volants[note: insectes terrestres ou d'origine marine, précise le rapport].
La chasse à proximité des pales a été observée, pourtant le risque de collision n'est pas différent d'avec les éoliennes terrestres. Elles ont également utilisé les éoliennes pour se reposer.Des insectes ont été prélevés à des endroits et des moments où les chauves-souris ont été observées s'alimentant." (2) Le Professeur a alors découvert que certaines de ces chauves-souris n'étaient pas des migrants, mais faisaient la navette depuis la côte (voir la première citation ci-dessus).
Fléau pour les oiseaux
Il semble que les Hirundinidae (hirondelles, martinets etc.) soient aussi attirés par les éoliennes, ce qui est logique vu l'abondance des insectes volant autour d'elles: "Près d'un tiers des oiseaux [tués par les pales] étaient des hirondelles et des martinets, espèces qui comme les chauves-souris chassent les insectes volants," a écrit le professeur Ahlén dans une étude sur les éoliennes terrestres (3). Un article de Clive Hambler, maître de conférences en biologie et en sciences humaines à Hertford College, Université d'Oxford, vient d'être publié sur cette nouvelle et fatale attraction. Co-signé par WCFN, l'article met en garde contre les effets des éoliennes comme "drains de population" qui engloutissent chauves-souris, rapaces et hirundinidae(martinets, hirondelles, etc):"Nous prédisons que l'héritage d'extinctions que nous laisseront les éoliennes va devenir une source de préoccupation croissante, à mesure que des "pièges écologiques" seront installés en grand nombre à travers la planète" (4).
Save the Eagles international (STEI) soutient depuis longtemps que les rapaces sont attirés par les éoliennes. L'ONG a récemment documenté cette affirmation par des photos (5), tandis que des études scientifiques en avaient déjà fourni la preuve (6). "Est-ce qu'autant de rapaces se feraient tuer dans le monde s'ils "évitaient" ou "étaient déplacés" par les éoliennes?" (5) – "Bien sûr que non", répond le conservationniste Mark Duchamp, qui a fondé STEI:"de nombreux ornithologues qui font des études d'impact environnemental disent que les rapaces sont "déplacés" par les éoliennes, parce que s'ils disaient qu'ils sont "tués" par elles ils perdraient leur emploi".
Des éoliennes soignement placées?
Il poursuit: "Croyez-vous que, si l'on a rapporté très peu de morts d'oiseaux et de chauves-souris au Royaume-Uni [et en France - NDT], c'est parce que dans ce pays, les éoliennes sont "situées avec soin"? Ou bien pensez-vous que c'est parce qu'ils ne font pas ou ne publient pas d'études de suivi sur la mortalité éolienne? – Nous avons dénoncé cette situation dans un article: "Eoliennes: omerta sur la mortalité des oiseaux au Royaume-Uni." (7)"
Compte tenu de ce qui précède, STEI et WCFN tirent la sonnette d'alarme.Etant donné qu'elles attirent et tuent les rapaces, chauves-souris et certains oiseaux insectivores, les éoliennes agissent comme des pièges écologiques. Par conséquent, elles sont susceptibles de condamner à disparaître des populations régionales (ou nationales) de bon nombre de ces espèces, et ont même le potentiel de provoquer des extinctions globales.
Les premières espèces à disparaître pourraient être: l'Aigle Royal en Ecosse, en Californie et dans d'autres régions, états ou pays; l'Aigle de Tasmanie en Australie; le Vautour Percnoptère en Espagne; la Salangane des Seychelles; le Bruant Cendré dans les îles grecques; la Chauve-souris à Queue Gaine des Seychelles, et probablement d'autres espèces de chauves-souris dans diverses parties du monde.Beaucoup d'autres espèces d'oiseaux et de chauves-souris pourraient devenir rares ou très rares, le tout pouvant avoir des effets déstabilisants sur l'équilibre naturel des écosystèmes.
article paru le 27 août 2013 dans ÉCONOMIE MATIN.FR
mercredi 10 juillet 2013
ÉOLIENNES : MAGOUILLES, MAFIA, etc.
Communiqué de Presse de la Fédération Environnement Durable
9 juillet 2013 07h00
Éolien : 31 députés demandent une Commission d'Enquête parlementaire
Le 1er juillet, 31 Députés ont déposé un projet de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’impact du développement de l’éolien sur l'économie et l’environnement.
Cette demande met en lumière le problème du pillage économique de notre pays et la ruine des paysages par les éoliennes industrielles
La Fédération Environnement Durable (FED) qui regroupe 900 associations de toutes les régions de France rappelle que ce programme éolien est le résultat, depuis son lancement en 2001, de la mise en place d’ un système en collusion avec les industriels de l’éolien.
Compte tenu des condamnations récentes d’élus locaux français pour prises illégales d’intérêts ( Ally en Haute Loire, Saint-Georges d’Annebecq dans l’Orne), il est important que les députés enquêtent aussi sur les méthodes de marketing des promoteurs éoliens et qu’un audit soit effectué concernant le rôle de l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l'Énergie (ADEME) dont les liens avec les industriels de l’éolien sont très étroits depuis l’origine de ce programme .
La toile inextricable des sociétés qui vendent de l'électricité éolienne en France et en Europe est un millefeuille financier ou circulent des dizaines de milliards d'euros sous le slogan usurpé « d’énergies vertes ».
Les informations récentes : "Éoliennes : le nouveau business plan de la Cosa Nostra'" dévoilées par l'office de police de l'Union Européenne, montrent qu’ s'agit d’une affaire d'argent, et non d'écologie.
Contact presse
Jean-Louis Butré
Président
tel 06 80 99 38 08
Fédération Environnement Durable
http://environnementdurable.net
contact@environnementdurable.net
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Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 1er juillet 2013.
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’impact du développement de l’éolien sur l’économie et l’environnement,
(Renvoyée à la commission des affaires économiques, à défaut de constitution d’une commission spécialedans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
présentée par Mesdames et Messieurs
François de MAZIÈRES, Daniel FASQUELLE, Julien AUBERT, Sylvain BERRIOS, Dino CINIERI, Jean-Pierre DECOOL, Bernard DEFLESSELLES, Nicolas DHUICQ, Yves FROMION, Laurent FURST, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, Georges GINESTA, Jean-Pierre GORGES, Jean-Claude GUIBAL, Michel HERBILLON, Patrick HETZEL, Valérie LACROUTE, Laure de LA RAUDIÈRE, Thierry LAZARO, Isabelle LE CALLENNEC, Philippe LE RAY, Véronique LOUWAGIE, Dominique NACHURY, Hervé MARITON, Franck MARLIN, Philippe MEUNIER, Alain MOYNE-BRESSAND, Bernard PERRUT, Jean-Frédéric POISSON, Jean-Marie TETART et François VANNSON,
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Le développement de l’éolien induit de nombreuses conséquences qu’il incomberait au Parlement de mesurer dans leur ensemble.
En effet, le législateur a défini un dispositif incitatif tant sur le plan économique (obligation d’achat de l’énergie) que sur le plan pratique (assouplissement des règles d’implantation des mâts).
De fait, l’obligation d’achat de l’électricité issue des énergies renouvelables induit un coût pour la collectivité, qui est supporté d’une part par les consommateurs via la contribution au service public de l’électricité (CSPE) et d’autre part par l’État qui compense le déficit de celle-ci.
Or, comme l’a souligné la Cour des comptes, la CSPE pose doublement question, tant en matière d’évolution des dépenses à couvrir que de recettes prévisibles (d’autant plus fluctuantes que son taux évolue). Quel est le coût réel de l’obligation d’achat de l’énergie ? De quelle manière pèse-t-elle sur le déficit budgétaire de l’État et la dette publique ?
Le coût supporté pour raccorder les installations de production d’électricité éolienne (construction de plusieurs milliers de kilomètres de lignes à haute et très haute tension) devrait être évalué avec précision : quels investissements cela représente-t-il pour EDF et sa filiale ERDF ?
Les méthodes commerciales développées vis-à-vis des élus (objectifs de rentabilité) doivent également être interrogées, de même que l’impact réel sur les emplois créés en France.
Par ailleurs, le dispositif incitatif défini par le Parlement a créé un effet d’aubaine pour l’industrie comme pour certains propriétaires fonciers : à qui a-t-il bénéficié ? Quel est l’impact de l’importation des éoliennes
– essentiellement fabriquées en Allemagne ou en Chine – sur la balance commerciale de la France ?
Enfin, le développement de l’éolien y compris en mer engendre un impact concret, immédiat et durable sur l’environnement et notamment sur le patrimoine naturel et historique. Quels paysages et quels sites historiques sont affectés ? Quels sont les impacts de la suppression de la règle des cinq mâts sur l’habitat dispersé ? Comment les Préfets apprécient-ils ces dimensions dans l’instruction des projets éoliens et quel est l’impact réel des schémas régionaux éolien ? Quelle est la marge de manœuvre des architectes des bâtiments de France dans cette phase d’instruction ? Comment concilier la protection de l’environnement avec la création de nouveaux réseaux de transport d’électricité ?
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique
En vertu de l’application des articles 140 et suivants du règlement de l’Assemblée nationale, il est créé une commission d’enquête de trente membres visant à identifier et à analyser l’impact du développement de l’éolien sur l’économie et l’environnement.
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Informations complémentaires
La mafia investit dans les parcs éoliens pour blanchir son argent
Le Monde.fr avec AFP | 04.07.2013 à 17h58
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/04/la-mafia-investit-dans-les-parcs-eoliens-pour-blanchir-son-argent_3442690_3244.html
Les mafias italiennes ont considérablement diversifié leurs activités criminelles et investissent dans le secteur des énergies renouvelables pour blanchir leurs revenus illégaux et bénéficier des aides européennes, révèle le dernier rapport publié jeudi 4 juillet par Europol.
ire : "Eoliennes : 'le nouveau business plan de la Cosa Nostra'"
L'office de police de l'UE a analysé les opérations menées par les quatre mafias italiennes pour recycler l'argent de leurs activités criminelles. "Les informations révèlent que les mafias italiennes investissent de plus en plus dans les secteurs des énergies renouvelables, notamment dans les parcs éoliens, pour profiter des prêts et des aides européennes généreuses accordés par les Etats membres, ce qui leur permet de blanchir les revenus du crime au travers d'activités économiques légales", souligne le rapport.
Il y a un an, la police italienne a ainsi saisi des biens appartenant à la 'Ndrangheta, la mafia calabraise, d'une valeur de 350 millions d'euros, dont l'un des parcs éoliens les plus grands d'Europe dans la région de Crotone.
Le parc éolien, composé de 48 aérogénérateurs, avait été construit par le biais de prête-noms et d'une dizaine de sociétés-écrans, dont plusieurs sont situées hors d'Italie, à Saint-Marin, en Allemagne et en Suisse, avaient expliqué les enquêteurs.
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Haute Loire Ally : 3 élus condamnés à 4 mois de prison
conflit d'intérêt autour des éoliennes
http://www.zoomdici.fr/actualite/Ally-conflit-d-interet-autour-des-eoliennes-id129779.html?PHPSESSID=ad5d0b7f4a19660a1fed1dbf5599c258#
Date : 22/05/2013
Une délibération qui leur apporte des intérêts personnels
L'un des principaux problèmes dans ce volumineux dossier, c'est qu'un courrier de la Sofiva (une société de développement de parc éolien) a été reçu par les élus peu avant la délibération. Ce courrier indiquait que certaines de leurs parcelles les intéressait. "Vous participez à une délibération qui vous apporte des intérêts personnels", constate le Président du tribunal, "à défaut de voter contre, vous auriez dû vous abstenir".
La maire du village avait également été poursuivi pour prise illégale d'intérêt (lire). Elle a cependant été mise hors de cause selon la règle de prescription qui absout. En revanche, son mari et deux conseillers municipaux de l'époque (l'un est toujours élu aujourd'hui) comparaissent pour le recel de prise illégale d'intérêt puisqu'ils perçoivent depuis 2004, année de construction du parc éolien, des sommes annuelles pour accueillir les machines sur leurs terres....
"La moralisation de la vie publique concerne tout le monde"
Aucun doute pour le Ministère Public quant à la matérialité de l'infraction et concernant l'intention, il estime : "on ne peut croire qu'ils ignoraient la loi, ils avaient conscience de l'infraction". Après avoir mentionné que si le tribunal entrait en voie de condamnation, le Ministère Public pouvait exiger l'annulation des contrats, il a requis des peines de quatre mois d'emprisonnement avec sursis, assorties de 5 000 € d'amende, de la confiscation des sommes perçues depuis 2004 et de l'affichage de la décision de justice dans la commune....
Reconnus coupables
Le Président du Tribunal s'est donné le temps de la réflexion face à ce lourd dossier et a mis son jugement en délibéré au mardi 2 juillet 2013. Les deux conseillers municipaux et la maire de la commune ont finalement été reconnus coupables et ont été chacun condamnés à une peine de quatre mois d'emprisonnement avec sursis, accompagnée d'une amende délictuelle de 8 000 euros. Les parties civiles, en revanche, n'ont pas été jugées recevables.
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Eoliennes. Une élue ornaise condamnée
http://www.ouest-france.fr/region/normandie_detail_-eoliennes.-Une-elue-ornaise-condamnee-a-1-000-d-amende_40772-2208389_actu.Htm
Saint-Georges-d'Annebecq (Orne)L’enquête pour prise illégale d’intérêt d’élus dans les zones de développement éolien vient d’aboutir dans l'Orne. Une élue de Saint-Georges d’Annebecq devra verser 1 000 € d’amende.
Une décision qui pourrait se répéter un peu partout en France.
9 juillet 2013 07h00
Éolien : 31 députés demandent une Commission d'Enquête parlementaire
Le 1er juillet, 31 Députés ont déposé un projet de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’impact du développement de l’éolien sur l'économie et l’environnement.
Cette demande met en lumière le problème du pillage économique de notre pays et la ruine des paysages par les éoliennes industrielles
La Fédération Environnement Durable (FED) qui regroupe 900 associations de toutes les régions de France rappelle que ce programme éolien est le résultat, depuis son lancement en 2001, de la mise en place d’ un système en collusion avec les industriels de l’éolien.
Compte tenu des condamnations récentes d’élus locaux français pour prises illégales d’intérêts ( Ally en Haute Loire, Saint-Georges d’Annebecq dans l’Orne), il est important que les députés enquêtent aussi sur les méthodes de marketing des promoteurs éoliens et qu’un audit soit effectué concernant le rôle de l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l'Énergie (ADEME) dont les liens avec les industriels de l’éolien sont très étroits depuis l’origine de ce programme .
La toile inextricable des sociétés qui vendent de l'électricité éolienne en France et en Europe est un millefeuille financier ou circulent des dizaines de milliards d'euros sous le slogan usurpé « d’énergies vertes ».
Les informations récentes : "Éoliennes : le nouveau business plan de la Cosa Nostra'" dévoilées par l'office de police de l'Union Européenne, montrent qu’ s'agit d’une affaire d'argent, et non d'écologie.
Contact presse
Jean-Louis Butré
Président
tel 06 80 99 38 08
Fédération Environnement Durable
http://environnementdurable.net
contact@environnementdurable.net
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Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 1er juillet 2013.
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’impact du développement de l’éolien sur l’économie et l’environnement,
(Renvoyée à la commission des affaires économiques, à défaut de constitution d’une commission spécialedans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
présentée par Mesdames et Messieurs
François de MAZIÈRES, Daniel FASQUELLE, Julien AUBERT, Sylvain BERRIOS, Dino CINIERI, Jean-Pierre DECOOL, Bernard DEFLESSELLES, Nicolas DHUICQ, Yves FROMION, Laurent FURST, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, Georges GINESTA, Jean-Pierre GORGES, Jean-Claude GUIBAL, Michel HERBILLON, Patrick HETZEL, Valérie LACROUTE, Laure de LA RAUDIÈRE, Thierry LAZARO, Isabelle LE CALLENNEC, Philippe LE RAY, Véronique LOUWAGIE, Dominique NACHURY, Hervé MARITON, Franck MARLIN, Philippe MEUNIER, Alain MOYNE-BRESSAND, Bernard PERRUT, Jean-Frédéric POISSON, Jean-Marie TETART et François VANNSON,
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Le développement de l’éolien induit de nombreuses conséquences qu’il incomberait au Parlement de mesurer dans leur ensemble.
En effet, le législateur a défini un dispositif incitatif tant sur le plan économique (obligation d’achat de l’énergie) que sur le plan pratique (assouplissement des règles d’implantation des mâts).
De fait, l’obligation d’achat de l’électricité issue des énergies renouvelables induit un coût pour la collectivité, qui est supporté d’une part par les consommateurs via la contribution au service public de l’électricité (CSPE) et d’autre part par l’État qui compense le déficit de celle-ci.
Or, comme l’a souligné la Cour des comptes, la CSPE pose doublement question, tant en matière d’évolution des dépenses à couvrir que de recettes prévisibles (d’autant plus fluctuantes que son taux évolue). Quel est le coût réel de l’obligation d’achat de l’énergie ? De quelle manière pèse-t-elle sur le déficit budgétaire de l’État et la dette publique ?
Le coût supporté pour raccorder les installations de production d’électricité éolienne (construction de plusieurs milliers de kilomètres de lignes à haute et très haute tension) devrait être évalué avec précision : quels investissements cela représente-t-il pour EDF et sa filiale ERDF ?
Les méthodes commerciales développées vis-à-vis des élus (objectifs de rentabilité) doivent également être interrogées, de même que l’impact réel sur les emplois créés en France.
Par ailleurs, le dispositif incitatif défini par le Parlement a créé un effet d’aubaine pour l’industrie comme pour certains propriétaires fonciers : à qui a-t-il bénéficié ? Quel est l’impact de l’importation des éoliennes
– essentiellement fabriquées en Allemagne ou en Chine – sur la balance commerciale de la France ?
Enfin, le développement de l’éolien y compris en mer engendre un impact concret, immédiat et durable sur l’environnement et notamment sur le patrimoine naturel et historique. Quels paysages et quels sites historiques sont affectés ? Quels sont les impacts de la suppression de la règle des cinq mâts sur l’habitat dispersé ? Comment les Préfets apprécient-ils ces dimensions dans l’instruction des projets éoliens et quel est l’impact réel des schémas régionaux éolien ? Quelle est la marge de manœuvre des architectes des bâtiments de France dans cette phase d’instruction ? Comment concilier la protection de l’environnement avec la création de nouveaux réseaux de transport d’électricité ?
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique
En vertu de l’application des articles 140 et suivants du règlement de l’Assemblée nationale, il est créé une commission d’enquête de trente membres visant à identifier et à analyser l’impact du développement de l’éolien sur l’économie et l’environnement.
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Informations complémentaires
La mafia investit dans les parcs éoliens pour blanchir son argent
Le Monde.fr avec AFP | 04.07.2013 à 17h58
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/04/la-mafia-investit-dans-les-parcs-eoliens-pour-blanchir-son-argent_3442690_3244.html
Les mafias italiennes ont considérablement diversifié leurs activités criminelles et investissent dans le secteur des énergies renouvelables pour blanchir leurs revenus illégaux et bénéficier des aides européennes, révèle le dernier rapport publié jeudi 4 juillet par Europol.
ire : "Eoliennes : 'le nouveau business plan de la Cosa Nostra'"
L'office de police de l'UE a analysé les opérations menées par les quatre mafias italiennes pour recycler l'argent de leurs activités criminelles. "Les informations révèlent que les mafias italiennes investissent de plus en plus dans les secteurs des énergies renouvelables, notamment dans les parcs éoliens, pour profiter des prêts et des aides européennes généreuses accordés par les Etats membres, ce qui leur permet de blanchir les revenus du crime au travers d'activités économiques légales", souligne le rapport.
Il y a un an, la police italienne a ainsi saisi des biens appartenant à la 'Ndrangheta, la mafia calabraise, d'une valeur de 350 millions d'euros, dont l'un des parcs éoliens les plus grands d'Europe dans la région de Crotone.
Le parc éolien, composé de 48 aérogénérateurs, avait été construit par le biais de prête-noms et d'une dizaine de sociétés-écrans, dont plusieurs sont situées hors d'Italie, à Saint-Marin, en Allemagne et en Suisse, avaient expliqué les enquêteurs.
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Haute Loire Ally : 3 élus condamnés à 4 mois de prison
conflit d'intérêt autour des éoliennes
http://www.zoomdici.fr/actualite/Ally-conflit-d-interet-autour-des-eoliennes-id129779.html?PHPSESSID=ad5d0b7f4a19660a1fed1dbf5599c258#
Date : 22/05/2013
Une délibération qui leur apporte des intérêts personnels
L'un des principaux problèmes dans ce volumineux dossier, c'est qu'un courrier de la Sofiva (une société de développement de parc éolien) a été reçu par les élus peu avant la délibération. Ce courrier indiquait que certaines de leurs parcelles les intéressait. "Vous participez à une délibération qui vous apporte des intérêts personnels", constate le Président du tribunal, "à défaut de voter contre, vous auriez dû vous abstenir".
La maire du village avait également été poursuivi pour prise illégale d'intérêt (lire). Elle a cependant été mise hors de cause selon la règle de prescription qui absout. En revanche, son mari et deux conseillers municipaux de l'époque (l'un est toujours élu aujourd'hui) comparaissent pour le recel de prise illégale d'intérêt puisqu'ils perçoivent depuis 2004, année de construction du parc éolien, des sommes annuelles pour accueillir les machines sur leurs terres....
"La moralisation de la vie publique concerne tout le monde"
Aucun doute pour le Ministère Public quant à la matérialité de l'infraction et concernant l'intention, il estime : "on ne peut croire qu'ils ignoraient la loi, ils avaient conscience de l'infraction". Après avoir mentionné que si le tribunal entrait en voie de condamnation, le Ministère Public pouvait exiger l'annulation des contrats, il a requis des peines de quatre mois d'emprisonnement avec sursis, assorties de 5 000 € d'amende, de la confiscation des sommes perçues depuis 2004 et de l'affichage de la décision de justice dans la commune....
Reconnus coupables
Le Président du Tribunal s'est donné le temps de la réflexion face à ce lourd dossier et a mis son jugement en délibéré au mardi 2 juillet 2013. Les deux conseillers municipaux et la maire de la commune ont finalement été reconnus coupables et ont été chacun condamnés à une peine de quatre mois d'emprisonnement avec sursis, accompagnée d'une amende délictuelle de 8 000 euros. Les parties civiles, en revanche, n'ont pas été jugées recevables.
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Eoliennes. Une élue ornaise condamnée
http://www.ouest-france.fr/region/normandie_detail_-eoliennes.-Une-elue-ornaise-condamnee-a-1-000-d-amende_40772-2208389_actu.Htm
Saint-Georges-d'Annebecq (Orne)L’enquête pour prise illégale d’intérêt d’élus dans les zones de développement éolien vient d’aboutir dans l'Orne. Une élue de Saint-Georges d’Annebecq devra verser 1 000 € d’amende.
Une décision qui pourrait se répéter un peu partout en France.
samedi 6 juillet 2013
EOLIEN : DEMANDE OFFICIELLE D'ENQUÊTE PARLEMENTAIRE
31 Députés ont déposé le 1er juillet 2013 un projet de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’impact du développement de l’éolien sur l'Économie et l’environnement.
Il s'agit d'un événement important qui conforte les informations que la FED à adressées aux Députés et aux Sénateurs ( lettres, mails et communiqués de presse).
Cette demande d’une commission d'enquête parlementaire met en lumière le probable pillage économique en cours de notre pays, la ruine de ses paysages et de son environnement par les éoliennes industrielles .
La FED rappelle que ce programme éolien démentiel est le résultat de l’implication d’élus qui sous couvert de l’écologie ont mis en place et développé légalement un système corrompu en collusion avec le promoteurs éoliens .
Compte tenu des condamnations récentes d’élus locaux français pour prises illégales d’intérêts ( Ally-Haute Loire, Saint-Georges d’Annebecq-Orne ....), il serait important d’ajouter aux questions à étudier par les députés, les méthodes de marketing des milliers de promoteurs qui écument le pays, et de suggérer un audit concernant le rôle exact de l’Agence de Maitrise de l’Énergie dont les liens avec les industriels de l’éolien sont très étroits depuis l’origine de ce programme .
La FED est convaincue que ce qui est dévoilé actuellement n'est que la partie d’un immense iceberg financier éolien totalement corrompu et qu'il faut y ajouter le blanchiment d'argent et les activités criminelles La toile inextricable des sociétés qui produisent et vendent de l'électricité éolienne en Europe est un millefeuille financier ou circulent des dizaines de milliards d'euros "verdis" qui permet presque légalement toutes les dérives et toutes les fraudes possibles . Les révélations récentes : "Eoliennes : 'le nouveau business plan de la Cosa Nostra'" devoilé par L'office de police de l'Union Européenne ,montre à quel point il s'agit uniquement une gigantesque affaire d'argent et non d'écologie.
La mafia investit dans les parcs éoliens pour blanchir son argent.
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
QUATORZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 1er juillet 2013. PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’impact du développement de l’éolien sur économie et l’environnement, (Renvoyée à la commission des affaires économiques, à défaut de constitution d’une
commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.) présentée par Mesdames et Messieurs François de MAZIÈRES, Daniel FASQUELLE, Julien AUBERT, Sylvain BERRIOS, Dino CINIERI, Jean-Pierre DECOOL, Bernard DEFLESSELLES, Nicolas DHUICQ, Yves FROMION, Laurent FURST, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, Georges GINESTA, Jean- Pierre GORGES, Jean-Claude GUIBAL, Michel HERBILLON, Patrick HETZEL, Valérie LACROUTE, Laure de LA RAUDIÈRE, Thierry LAZARO, Isabelle LE CALLENNEC, Philippe LE RAY, Véronique LOUWAGIE, Dominique NACHURY, Hervé MARITON, Franck MARLIN, Philippe MEUNIER, Alain MOYNE-BRESSAND, Bernard PERRUT, Jean- Frédéric POISSON, Jean-Marie TETART et François VANNSON, députés.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Le développement de l’éolien induit de nombreuses conséquences qu’il incomberait au Parlement de mesurer dans leur ensemble. En effet, le législateur a défini un dispositif incitatif tant sur le plan économique (obligation d’achat de l’énergie) que sur le plan pratique (assouplissement des règles d’implantation des mâts).
De fait, l’obligation d’achat de l’électricité issue des énergies renouvelables induit un coût pour la collectivité, qui est supporté d’une part par les consommateurs via la contribution au service public de l’électricité (CSPE) et d’autre part par l’État qui compense le déficit de celle-ci.
Or, comme l’a souligné la Cour des comptes, la CSPE pose doublement question, tant en matière d’évolution des dépenses à couvrir que de recettes prévisibles (d’autant plus fluctuantes que son taux évolue). Quel est le coût réel de l’obligation d’achat de l’énergie ? De quelle manière pèse-t-elle sur le déficit budgétaire de l’État et la dette publique ?
Le coût supporté pour raccorder les installations de production d’électricité éolienne (construction de plusieurs milliers de kilomètres de lignes à haute et très haute tension) devrait être évalué avec précision : quels investissements cela représente- t-il pour EDF et sa filiale ERDF ? Les méthodes commerciales développées vis-à-vis des élus (objectifs de rentabilité) doivent également être interrogées, de même que l’impact réel sur les emplois créés en France.
Il s'agit d'un événement important qui conforte les informations que la FED à adressées aux Députés et aux Sénateurs ( lettres, mails et communiqués de presse).
Cette demande d’une commission d'enquête parlementaire met en lumière le probable pillage économique en cours de notre pays, la ruine de ses paysages et de son environnement par les éoliennes industrielles .
La FED rappelle que ce programme éolien démentiel est le résultat de l’implication d’élus qui sous couvert de l’écologie ont mis en place et développé légalement un système corrompu en collusion avec le promoteurs éoliens .
Compte tenu des condamnations récentes d’élus locaux français pour prises illégales d’intérêts ( Ally-Haute Loire, Saint-Georges d’Annebecq-Orne ....), il serait important d’ajouter aux questions à étudier par les députés, les méthodes de marketing des milliers de promoteurs qui écument le pays, et de suggérer un audit concernant le rôle exact de l’Agence de Maitrise de l’Énergie dont les liens avec les industriels de l’éolien sont très étroits depuis l’origine de ce programme .
La FED est convaincue que ce qui est dévoilé actuellement n'est que la partie d’un immense iceberg financier éolien totalement corrompu et qu'il faut y ajouter le blanchiment d'argent et les activités criminelles La toile inextricable des sociétés qui produisent et vendent de l'électricité éolienne en Europe est un millefeuille financier ou circulent des dizaines de milliards d'euros "verdis" qui permet presque légalement toutes les dérives et toutes les fraudes possibles . Les révélations récentes : "Eoliennes : 'le nouveau business plan de la Cosa Nostra'" devoilé par L'office de police de l'Union Européenne ,montre à quel point il s'agit uniquement une gigantesque affaire d'argent et non d'écologie.
La mafia investit dans les parcs éoliens pour blanchir son argent.
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
QUATORZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 1er juillet 2013. PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’impact du développement de l’éolien sur économie et l’environnement, (Renvoyée à la commission des affaires économiques, à défaut de constitution d’une
commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.) présentée par Mesdames et Messieurs François de MAZIÈRES, Daniel FASQUELLE, Julien AUBERT, Sylvain BERRIOS, Dino CINIERI, Jean-Pierre DECOOL, Bernard DEFLESSELLES, Nicolas DHUICQ, Yves FROMION, Laurent FURST, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, Georges GINESTA, Jean- Pierre GORGES, Jean-Claude GUIBAL, Michel HERBILLON, Patrick HETZEL, Valérie LACROUTE, Laure de LA RAUDIÈRE, Thierry LAZARO, Isabelle LE CALLENNEC, Philippe LE RAY, Véronique LOUWAGIE, Dominique NACHURY, Hervé MARITON, Franck MARLIN, Philippe MEUNIER, Alain MOYNE-BRESSAND, Bernard PERRUT, Jean- Frédéric POISSON, Jean-Marie TETART et François VANNSON, députés.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Le développement de l’éolien induit de nombreuses conséquences qu’il incomberait au Parlement de mesurer dans leur ensemble. En effet, le législateur a défini un dispositif incitatif tant sur le plan économique (obligation d’achat de l’énergie) que sur le plan pratique (assouplissement des règles d’implantation des mâts).
De fait, l’obligation d’achat de l’électricité issue des énergies renouvelables induit un coût pour la collectivité, qui est supporté d’une part par les consommateurs via la contribution au service public de l’électricité (CSPE) et d’autre part par l’État qui compense le déficit de celle-ci.
Or, comme l’a souligné la Cour des comptes, la CSPE pose doublement question, tant en matière d’évolution des dépenses à couvrir que de recettes prévisibles (d’autant plus fluctuantes que son taux évolue). Quel est le coût réel de l’obligation d’achat de l’énergie ? De quelle manière pèse-t-elle sur le déficit budgétaire de l’État et la dette publique ?
Le coût supporté pour raccorder les installations de production d’électricité éolienne (construction de plusieurs milliers de kilomètres de lignes à haute et très haute tension) devrait être évalué avec précision : quels investissements cela représente- t-il pour EDF et sa filiale ERDF ? Les méthodes commerciales développées vis-à-vis des élus (objectifs de rentabilité) doivent également être interrogées, de même que l’impact réel sur les emplois créés en France.
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