Le développement des énergies renouvelables en France engendrerait un surcoût de 7 milliards d'euros pour EDF...
Un surcoût qui aurait, selon Henri Proglio, le grand patron d'EDF, des conséquences directes sur le prix des factures électriques.
Les prix de production des énergies renouvelables demeurent largement supérieurs aux prix de production des énergies traditionnelles (nucléaire, thermique, hydroélectricité) et ces énergies nouvelles sont financées en France par la contribution au service public de l’électricité (CSPE), qui permet leur développement en assurant leur compétitivité grâce à des subventions publiques.
Mais qui dit subventions dit coûts indirects pour les consommateurs. C'est le cas de la CSPE, qui aligne tous les tarifs électriques malgré de fortes disparités en matière de coûts de production : 85 euros le MWh éolien terrestre, entre 170 et 200 euros le MWh éolien marin et entre 213 et 600 euros le MWh photovoltaïque. Dans le même temps, le MWh nucléaire est estimé par exemple à 49,5 euros.
Dans le cadre de la CSPE, EDF est contraint de racheter la production d'énergies renouvelables aux prix fixés par le gouvernement, ce qui engendre selon Henri Proglio un surcoût de 7 milliards d'euros par an d'ici 2020 pour l'opérateur public. Et le patron d'EDF de détailler les surcoûts des renouvelables.
Il estime ainsi qu'un milliard d’euros par an sont dévolus au rachat de production de l’éolien terrestre, deux milliards pour l’éolien marin (ou offshore), 2,5 milliards pour le photovoltaïque, un milliard pour la filière biomasse et 450 millions pour la cogénération. Soit un total de 7 milliards d'euros que M. Proglio a détaillé la semaine dernière lors de son audition devant une commission du Sénat.
Face à ces surcoûts, qui selon EDF pénalisent les consommateurs et entrainent un renchérissement du prix de l'électricité, "le dispositif de financement doit être aménagé (...). Ce financement pourrait être assuré par un fonds alimenté sur une assiette beaucoup plus large". Et Henri Proglio de conclure en assurant encore une fois que "le nucléaire existant est le moyen de production le plus compétitif" et en plaidant devant les parlementaires pour un prolongement de la durée de vie des centrales françaises.
mercredi 21 mars 2012
vendredi 16 mars 2012
NON À L'ÉOLIEN EN SUD-TOURAINE : LES BONS ARGUMENTS
Association Environnementale Sud Touraine
41, rue de la Varenne 37600 Beaulieu lès Loches
A Monsieur le Préfet d’Indre et Loire
Monsieur le Préfet
Nous avons pris connaissance du schéma régional éolien (SRCAE) et souhaitons vous manifester notre vive mais réfléchie opposition à tout projet d’implantation d’un parc éolien sur notre territoire de la Touraine Côté Sud. En voici les raisons :
1°) Ce schéma est maintenu malgré l’opposition des responsables locaux :
Les Communautés de Communes et les Communes ont consulté différents avis et pris, en toute connaissance, la décision qui leur semblait la meilleure pour le développement de notre territoire, or le schéma régional éolien intègre à nouveau des zones qu’il juge « favorables » alors que les élus locaux, lors de la consultation de 2011, ont refusé que des ZDE y soient réalisées.C’est le cas de la CC de Loches Développement et du Grand Ligueillois.
2°) Notre territoire n’a pas de vents suffisants pour assurer un rendement correct :
Notre territoire se situe dans une zone 4 (sur 5) de l’échelle des vents (vitesse de 4,5 à 5,5 m secondes) avec de fréquentes périodes de dévente lors des hautes pressions estivales (anticyclone des Açores) et hivernales ( anticyclone sibérien). A-t-on le droit d’engager des investissements lourds, très impactants pour l’environnement, très coûteux pour la collectivité au regard de ces paramètres ?...
3°) L’éolien industriel s’inscrit contre l’intérêt de notre territoire de la Touraine Côté Sud :
Notre territoire est riche de son patrimoine, de son artisanat, de son agriculture, de son tourisme vert servi en particulier par un réseau important de gîtes de grande qualité et de son tissu associatif. Le maintien et le développement de ces atouts sont des facteurs fondamentaux de notre économie fragile et de sa pérennité. Les collectivités territoriales et l’Agenda 21 ont retenu le tourisme comme principale activité d’avenir du Sud Touraine. L’implantation d’éoliennes industrielles porterait gravement atteinte aux projets économiques et à tous les efforts de valorisation entrepris jusqu’alors :
• Destruction de nos paysages ouverts, avec une forte co-visibilité à 15 km et plus. (Cité royale de Loches, Prieuré du Louroux, et une multitude d’églises et de demeures de caractère qui illustrent la richesse patrimoniale de notre territoire...)
• Atteinte à l’économie du tourisme : la Touraine du Sud est reconnue par tous comme un lieu privilégié pour le tourisme vert, la villégiature, avec ses gîtes, maisons d’hôtes, hôtels, campings et résidences secondaires.
Personne ne fera le choix délibéré de venir en vacances à proximité d’un parc éolien : nuisances visuelles, sonores, pollution lumineuse le jour et surtout la nuit, paysages dégradés... 65% des touristes souhaitent ne pas avoir d’éoliennes à proximité (études canadienne, française et écossaise...) Conséquence directe : perte d’emplois dans ce secteur vital pour notre économie.
• Atteinte grave à la valeur des biens immobiliers des riverains : devenus invendables à proximité, ou subissant des pertes de 50% à 20% en fonction de l’éloignement (fait confirmé par des jugements: Cour d’Appel de Rennes 20 sept 2007 – Tribunal de Grande Instance d’Angers 9 avril 2009 – Tribunal de Grande Instance de Bressuire 3 mai 2010...)
• L’un des dommages collatéraux, et non des moindres pour notre économie, est la baisse de l’activité artisanale. Ce phénomène grave a été dûment constaté dans les zones qui subissent des parcs éoliens. En effet, qui envisagerait des travaux d’amélioration ou d’embellissement d’une propriété qui a perdu une valeur importante ? Conséquence directe : perte d’emplois dans ce secteur vital pour notre économie.
• Une autre atteinte à l’économie locale est la perte de revenus fiscaux pour les collectivités locales: La dépréciation des biens immobiliers impactés par un parc éolien et les nuisances induites, entraînent une révision des valeurs locatives à la baisse, et donc des impôts directs locaux (IDL) dus par les particuliers : taxe d’habitation (TH), taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) qui sont calculés à partir d’une valeur locative cadastrale.
L’activité de vente des biens immobiliers en co-visibilité avec un parc éolien s’effondre, d’où perte de revenus fiscaux liées à la taxe sur les transactions immobilières : 1,20% pour la commune ou CC, 3,60% pour le département, 0,29% pour l’état. Des calculs prévisionnels sur des collectivités apportent la preuve que les pertes cumulées sont supérieures aux revenus générés par les parcs éoliens.
• Une atteinte à la faune : Une zone Natura 2000 qui abrite l’outarde Canepetière (espèce menacée d’extinction), a bénéficié de l’appui du monde agricole et de subventions diverses, elle est menacée par une possibilité de ZDE en zone 11A
4°) Et les hommes dans tout cela ?
L’éolien industriel est l’énergie renouvelable la plus contestée : sondage octobre 2009 pour ou contre les éoliennes à 20km du Mont St Michel: 84,54 contre - sondage France 3 le 6 mai 2009 sur le développement de l’éolien en Auvergne: 87,9% non et 12,1% oui - sondage radio Alpes Sud novembre 2008: contre l’éolien: 91,2% et 8,8% pour.
Pourquoi ce rejet ?
. Parce que l’éolien industriel est une captation et une mutilation d’un bien commun : le paysage, au profit de quelques promoteurs qui pratiquent une politique opaque (promesses secrètes de baux mirobolants) avec des avantages spéculatifs inacceptables, particulièrement en cette période de crise.
. Parce que la valeur des biens des riverains est gravement amputée sans aucun dédommagement.
. Parce que la création d’un parc éolien c’est la destruction du lien social : il y a ceux qui profitent des baux et ceux qui pâtissent des nuisances. D’où la zizanie parmi les habitants.
. Parce que les nuisances sont réelles : bruits irréguliers, effet stroboscopique, pollution lumineuse la nuit surtout, des infrasons, imprégnation rétinienne, qui engendrent maux de tête, insomnie, acouphènes, irritabilité...Des phénomènes (variables en intensité selon la distance et la sensibilité des individus) dénoncés par plusieurs scientifiques, dont récemment le Docteur Nicole LACHAT biologiste Dr ès sciences qui a étudié les conséquences des infrasons sur les riverains. Elle s’appuie sur ses observations et sur celles de ses confrères au niveau mondial. L’académie de médecine ne conseille-t-elle pas une distance de 1500m entre une éolienne et les habitations ?
5°) Quel intérêt supérieur pourrait justifier le développement de l’éolien industriel ?
Le changement climatique, la diminution des GES, la diversification des sources d’énergie sont les arguments mis en avant. Nous y souscrivons mais l’éolien ne répond pas à ces attentes.
Notre région se signale par une production d’énergie électrique importante, supérieure à ses besoins. En vertu de la règle qui consiste à limiter les distances de transport de l’électricité en raison des déperditions, des parcs éoliens en complément ne se justifient pas.
Certains promoteurs présentent l’éolien comme une alternative au nucléaire. S’il est raisonnable et nécessaire de réfléchir à d’autres sources d’énergie électrique moins potentiellement dangereuses, l’éolien ne peut pas tenir ce rôle : pour obtenir une production équivalente à celle du site de Avoine, il faudrait (en pleine puissance installée) un parc éolien couvrant un carré de plus de 40 km de côté.
Or, aléatoire par nature, l’éolien industriel ne délivre qu’une faible partie de la puissance installée : ainsi de septembre 2010 à mai 2011, la production réelle n’a été que de 22,4 % de la puissance installée « garantie ». C’est une moyenne nationale, et dans les zones peu ventées le résultat est encore plus catastrophique. Quand il fait très froid ou très chaud, ce qui correspond à des périodes de forte demande, la situation anticyclonale fait qu’il n’y a pas de vent. Des centrales thermiques prennent alors le relais pour pallier les carences de cette énergie intermittente. La loi de programmation pluriannuelle 2009/2020 prévoit d’ailleurs l’installation d’une vingtaine de centrales thermiques (fuel ou gaz). Peut-on honnêtement affirmer que l’éolien contribue à diminuer les GES alors qu’il implique la construction de centrales thermiques à combustibles fossiles pour assurer la régulation de la production électrique lors des déventes? Il suffit de regarder les émissions de CO2 de nos voisins qui ont fait le choix de l’éolien (Allemagne 9,10 kg/h, France 5,60kg/h).
6°) Valorisons les ressources locales, les emplois de proximité :
Notre territoire a des ressources, la biomasse en particulier, la possibilité de produire de l’énergie à partir de la méthanisation, de la géothermie ou de centrales au fil de l’eau. Les travaux d’isolation des bâtiments publics et de l’habitat pour économiser l’énergie (41% des dépenses d’énergie) limitation du chauffage électrique, constituent des leviers importants pour créer de l’emploi de proximité non délocalisable, et réaliser des économies bienvenues en temps de crise.
N’oublions pas que la création d’emplois dans la filière éolienne est dans les pays constructeurs : Chine, Allemagne Danemark, Espagne, USA sont les bénéficiaires. Peu d’emplois sont générés pour la maintenance, qui d’ailleurs est souvent réalisée par des équipes originaires du pays constructeur. L’éolien industriel n’est pas la solution pour créer des emplois et encore moins pour améliorer notre balance commerciale. Privilégions des solutions locales.
7°) L’éolien industriel très rentable pour les promoteurs, très coûteux pour la collectivité et risqué pour les communes:
La Commission de Régulation de l’Energie parle pudiquement de « rentabilité manifestement excessive » à propos de l’éolien industriel. « En réalité, la filière est organisée pour être une économie défiscalisée et spéculative, bien plus qu’une filière énergétique » (FED). Tarif de rachat, défiscalisation, crédit de TVA, amortissements exceptionnels,... permettent des rendements exceptionnels pour les promoteurs (14% et même 26% et plus), mais prive l’Etat et les collectivités de revenus conséquents (rappel baisse des revenus fiscaux localement).
L’analyse du mode de fonctionnement financier des promoteurs, est révélatrice des pratiques « perverses » mais légales, pour gagner un maximum et échapper aux responsabilités: revente du parc après amortissement accéléré. Rachat par une société financière jusqu’à 5 fois son prix. Emission de titres et de certificats verts dans toute l’Europe = bénéfices considérables .Mise en place d’un exploitant sans aucun lien avec la société mère. En cas de faillite personne n’est responsable. En fin d’exploitation en particulier, les sommes sauvegardées pour le démantèlement étant notoirement insuffisantes, la commune ou la CC se retrouve en charge d’assurer celui-ci ou de gérer une friche industrielle dangereuse (carter d’huile géant, risque de chute des pales) terrains stérilisés par les tonnes de béton armé du socle.
Enfin comment qualifier les pratiques des promoteurs qui font miroiter aux élus des promesses de « travaux annexes compensatoires » (réfection de la voirie communale et des bâtiments publics, bilans thermiques gratuits de ces derniers ...)
Des différentes régions de France nous parviennent des témoignages négatifs d’habitants qui subissent quotidiennement les nuisances des éoliennes.
Pour toutes ces raisons qui touchent à notre environnement, à l’économie locale, à la qualité de vie et la santé des habitants de notre territoire, et compte tenu des constats plus généraux sur l’opportunité et l’éthique de cette filière éolienne, nous sommes fermement opposés à une implantation de parcs éoliens en Touraine Côté Sud.
Penser en termes de « développement durable » c’est associer les notions de protection de l’environnement et d’avenir économique, c’est intégrer la dimension sociale, et la notion de qualité de vie des personnes, aujourd’hui et pour les générations à venir.
C’est ce que nous voulons pour notre territoire, et nous vous remercions de l’attention que vous porterez à nos arguments.
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, nos salutations distinguées.
Le 13 mars 2012
Le bureau de l’Association Environnementale du Sud Touraine
41, rue de la Varenne 37600 Beaulieu lès Loches
A Monsieur le Préfet d’Indre et Loire
Monsieur le Préfet
Nous avons pris connaissance du schéma régional éolien (SRCAE) et souhaitons vous manifester notre vive mais réfléchie opposition à tout projet d’implantation d’un parc éolien sur notre territoire de la Touraine Côté Sud. En voici les raisons :
1°) Ce schéma est maintenu malgré l’opposition des responsables locaux :
Les Communautés de Communes et les Communes ont consulté différents avis et pris, en toute connaissance, la décision qui leur semblait la meilleure pour le développement de notre territoire, or le schéma régional éolien intègre à nouveau des zones qu’il juge « favorables » alors que les élus locaux, lors de la consultation de 2011, ont refusé que des ZDE y soient réalisées.C’est le cas de la CC de Loches Développement et du Grand Ligueillois.
2°) Notre territoire n’a pas de vents suffisants pour assurer un rendement correct :
Notre territoire se situe dans une zone 4 (sur 5) de l’échelle des vents (vitesse de 4,5 à 5,5 m secondes) avec de fréquentes périodes de dévente lors des hautes pressions estivales (anticyclone des Açores) et hivernales ( anticyclone sibérien). A-t-on le droit d’engager des investissements lourds, très impactants pour l’environnement, très coûteux pour la collectivité au regard de ces paramètres ?...
3°) L’éolien industriel s’inscrit contre l’intérêt de notre territoire de la Touraine Côté Sud :
Notre territoire est riche de son patrimoine, de son artisanat, de son agriculture, de son tourisme vert servi en particulier par un réseau important de gîtes de grande qualité et de son tissu associatif. Le maintien et le développement de ces atouts sont des facteurs fondamentaux de notre économie fragile et de sa pérennité. Les collectivités territoriales et l’Agenda 21 ont retenu le tourisme comme principale activité d’avenir du Sud Touraine. L’implantation d’éoliennes industrielles porterait gravement atteinte aux projets économiques et à tous les efforts de valorisation entrepris jusqu’alors :
• Destruction de nos paysages ouverts, avec une forte co-visibilité à 15 km et plus. (Cité royale de Loches, Prieuré du Louroux, et une multitude d’églises et de demeures de caractère qui illustrent la richesse patrimoniale de notre territoire...)
• Atteinte à l’économie du tourisme : la Touraine du Sud est reconnue par tous comme un lieu privilégié pour le tourisme vert, la villégiature, avec ses gîtes, maisons d’hôtes, hôtels, campings et résidences secondaires.
Personne ne fera le choix délibéré de venir en vacances à proximité d’un parc éolien : nuisances visuelles, sonores, pollution lumineuse le jour et surtout la nuit, paysages dégradés... 65% des touristes souhaitent ne pas avoir d’éoliennes à proximité (études canadienne, française et écossaise...) Conséquence directe : perte d’emplois dans ce secteur vital pour notre économie.
• Atteinte grave à la valeur des biens immobiliers des riverains : devenus invendables à proximité, ou subissant des pertes de 50% à 20% en fonction de l’éloignement (fait confirmé par des jugements: Cour d’Appel de Rennes 20 sept 2007 – Tribunal de Grande Instance d’Angers 9 avril 2009 – Tribunal de Grande Instance de Bressuire 3 mai 2010...)
• L’un des dommages collatéraux, et non des moindres pour notre économie, est la baisse de l’activité artisanale. Ce phénomène grave a été dûment constaté dans les zones qui subissent des parcs éoliens. En effet, qui envisagerait des travaux d’amélioration ou d’embellissement d’une propriété qui a perdu une valeur importante ? Conséquence directe : perte d’emplois dans ce secteur vital pour notre économie.
• Une autre atteinte à l’économie locale est la perte de revenus fiscaux pour les collectivités locales: La dépréciation des biens immobiliers impactés par un parc éolien et les nuisances induites, entraînent une révision des valeurs locatives à la baisse, et donc des impôts directs locaux (IDL) dus par les particuliers : taxe d’habitation (TH), taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) qui sont calculés à partir d’une valeur locative cadastrale.
L’activité de vente des biens immobiliers en co-visibilité avec un parc éolien s’effondre, d’où perte de revenus fiscaux liées à la taxe sur les transactions immobilières : 1,20% pour la commune ou CC, 3,60% pour le département, 0,29% pour l’état. Des calculs prévisionnels sur des collectivités apportent la preuve que les pertes cumulées sont supérieures aux revenus générés par les parcs éoliens.
• Une atteinte à la faune : Une zone Natura 2000 qui abrite l’outarde Canepetière (espèce menacée d’extinction), a bénéficié de l’appui du monde agricole et de subventions diverses, elle est menacée par une possibilité de ZDE en zone 11A
4°) Et les hommes dans tout cela ?
L’éolien industriel est l’énergie renouvelable la plus contestée : sondage octobre 2009 pour ou contre les éoliennes à 20km du Mont St Michel: 84,54 contre - sondage France 3 le 6 mai 2009 sur le développement de l’éolien en Auvergne: 87,9% non et 12,1% oui - sondage radio Alpes Sud novembre 2008: contre l’éolien: 91,2% et 8,8% pour.
Pourquoi ce rejet ?
. Parce que l’éolien industriel est une captation et une mutilation d’un bien commun : le paysage, au profit de quelques promoteurs qui pratiquent une politique opaque (promesses secrètes de baux mirobolants) avec des avantages spéculatifs inacceptables, particulièrement en cette période de crise.
. Parce que la valeur des biens des riverains est gravement amputée sans aucun dédommagement.
. Parce que la création d’un parc éolien c’est la destruction du lien social : il y a ceux qui profitent des baux et ceux qui pâtissent des nuisances. D’où la zizanie parmi les habitants.
. Parce que les nuisances sont réelles : bruits irréguliers, effet stroboscopique, pollution lumineuse la nuit surtout, des infrasons, imprégnation rétinienne, qui engendrent maux de tête, insomnie, acouphènes, irritabilité...Des phénomènes (variables en intensité selon la distance et la sensibilité des individus) dénoncés par plusieurs scientifiques, dont récemment le Docteur Nicole LACHAT biologiste Dr ès sciences qui a étudié les conséquences des infrasons sur les riverains. Elle s’appuie sur ses observations et sur celles de ses confrères au niveau mondial. L’académie de médecine ne conseille-t-elle pas une distance de 1500m entre une éolienne et les habitations ?
5°) Quel intérêt supérieur pourrait justifier le développement de l’éolien industriel ?
Le changement climatique, la diminution des GES, la diversification des sources d’énergie sont les arguments mis en avant. Nous y souscrivons mais l’éolien ne répond pas à ces attentes.
Notre région se signale par une production d’énergie électrique importante, supérieure à ses besoins. En vertu de la règle qui consiste à limiter les distances de transport de l’électricité en raison des déperditions, des parcs éoliens en complément ne se justifient pas.
Certains promoteurs présentent l’éolien comme une alternative au nucléaire. S’il est raisonnable et nécessaire de réfléchir à d’autres sources d’énergie électrique moins potentiellement dangereuses, l’éolien ne peut pas tenir ce rôle : pour obtenir une production équivalente à celle du site de Avoine, il faudrait (en pleine puissance installée) un parc éolien couvrant un carré de plus de 40 km de côté.
Or, aléatoire par nature, l’éolien industriel ne délivre qu’une faible partie de la puissance installée : ainsi de septembre 2010 à mai 2011, la production réelle n’a été que de 22,4 % de la puissance installée « garantie ». C’est une moyenne nationale, et dans les zones peu ventées le résultat est encore plus catastrophique. Quand il fait très froid ou très chaud, ce qui correspond à des périodes de forte demande, la situation anticyclonale fait qu’il n’y a pas de vent. Des centrales thermiques prennent alors le relais pour pallier les carences de cette énergie intermittente. La loi de programmation pluriannuelle 2009/2020 prévoit d’ailleurs l’installation d’une vingtaine de centrales thermiques (fuel ou gaz). Peut-on honnêtement affirmer que l’éolien contribue à diminuer les GES alors qu’il implique la construction de centrales thermiques à combustibles fossiles pour assurer la régulation de la production électrique lors des déventes? Il suffit de regarder les émissions de CO2 de nos voisins qui ont fait le choix de l’éolien (Allemagne 9,10 kg/h, France 5,60kg/h).
6°) Valorisons les ressources locales, les emplois de proximité :
Notre territoire a des ressources, la biomasse en particulier, la possibilité de produire de l’énergie à partir de la méthanisation, de la géothermie ou de centrales au fil de l’eau. Les travaux d’isolation des bâtiments publics et de l’habitat pour économiser l’énergie (41% des dépenses d’énergie) limitation du chauffage électrique, constituent des leviers importants pour créer de l’emploi de proximité non délocalisable, et réaliser des économies bienvenues en temps de crise.
N’oublions pas que la création d’emplois dans la filière éolienne est dans les pays constructeurs : Chine, Allemagne Danemark, Espagne, USA sont les bénéficiaires. Peu d’emplois sont générés pour la maintenance, qui d’ailleurs est souvent réalisée par des équipes originaires du pays constructeur. L’éolien industriel n’est pas la solution pour créer des emplois et encore moins pour améliorer notre balance commerciale. Privilégions des solutions locales.
7°) L’éolien industriel très rentable pour les promoteurs, très coûteux pour la collectivité et risqué pour les communes:
La Commission de Régulation de l’Energie parle pudiquement de « rentabilité manifestement excessive » à propos de l’éolien industriel. « En réalité, la filière est organisée pour être une économie défiscalisée et spéculative, bien plus qu’une filière énergétique » (FED). Tarif de rachat, défiscalisation, crédit de TVA, amortissements exceptionnels,... permettent des rendements exceptionnels pour les promoteurs (14% et même 26% et plus), mais prive l’Etat et les collectivités de revenus conséquents (rappel baisse des revenus fiscaux localement).
L’analyse du mode de fonctionnement financier des promoteurs, est révélatrice des pratiques « perverses » mais légales, pour gagner un maximum et échapper aux responsabilités: revente du parc après amortissement accéléré. Rachat par une société financière jusqu’à 5 fois son prix. Emission de titres et de certificats verts dans toute l’Europe = bénéfices considérables .Mise en place d’un exploitant sans aucun lien avec la société mère. En cas de faillite personne n’est responsable. En fin d’exploitation en particulier, les sommes sauvegardées pour le démantèlement étant notoirement insuffisantes, la commune ou la CC se retrouve en charge d’assurer celui-ci ou de gérer une friche industrielle dangereuse (carter d’huile géant, risque de chute des pales) terrains stérilisés par les tonnes de béton armé du socle.
Enfin comment qualifier les pratiques des promoteurs qui font miroiter aux élus des promesses de « travaux annexes compensatoires » (réfection de la voirie communale et des bâtiments publics, bilans thermiques gratuits de ces derniers ...)
Des différentes régions de France nous parviennent des témoignages négatifs d’habitants qui subissent quotidiennement les nuisances des éoliennes.
Pour toutes ces raisons qui touchent à notre environnement, à l’économie locale, à la qualité de vie et la santé des habitants de notre territoire, et compte tenu des constats plus généraux sur l’opportunité et l’éthique de cette filière éolienne, nous sommes fermement opposés à une implantation de parcs éoliens en Touraine Côté Sud.
Penser en termes de « développement durable » c’est associer les notions de protection de l’environnement et d’avenir économique, c’est intégrer la dimension sociale, et la notion de qualité de vie des personnes, aujourd’hui et pour les générations à venir.
C’est ce que nous voulons pour notre territoire, et nous vous remercions de l’attention que vous porterez à nos arguments.
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, nos salutations distinguées.
Le 13 mars 2012
Le bureau de l’Association Environnementale du Sud Touraine
jeudi 15 mars 2012
EOLIENNES ; LE COURANT NE PASSE PLUS
Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable (FED)
Paris 14 mars 2012
A 14.30 h le 14 mars 2012, les 4000 éoliennes du parc français représentant plus de 6.700 mégawatts installés, ont à nouveau cessé de fonctionner par manque de vent.
Avec une puissance effective de 293 mégawatts fournie au réseau, elles ont battu leur record absolu d'inefficacité, en représentant 0,4% des 68.408 mégawatts en fonctionnement.
Cette situation a obligé les centrales thermiques fortement émettrices de gaz à effet de serre, à pallier leur inefficacité.
Ces chiffres officiels établis en temps réel par RTE (*) démontrent une évidence: le courant ne se stocke pas et sans vent il n'y a pas d'électricité éolienne. Ces machines doivent être relayées par des dizaines de centrales thermiques.
Le plan du Grenelle de l'Environnement a pour objectif d'implanter 15.000 éoliennes sur la France. Il conduit non seulement à augmenter le prix de l'électricité des ménages de plus de 50% mais il entraine aussi la construction de nouvelles centrales thermiques (gaz, fioul et charbon), un double investissement nécessaire pour assurer la sécurité énergétique de notre pays.
La Fédération Environnement Durable qui regroupe 800 associations rappelle que les prévisions du Grenelle ont été établies sur des bases scientifiques fausses pour l'unique profit des industriels de l'éolien au mépris de l'intérêt général.
Ce plan entraine un investissement de plus de 50 milliards d'euros d'argent public qui amplifie les problèmes économiques et écologiques de la France tout en détruisant ses paysages et dénaturant son patrimoine.
Jean Louis Butré, Président de la FED
(*) sources: production en temps réel publiée par le Réseau de Transport de l'Electricité (RTE)
Paris 14 mars 2012
A 14.30 h le 14 mars 2012, les 4000 éoliennes du parc français représentant plus de 6.700 mégawatts installés, ont à nouveau cessé de fonctionner par manque de vent.
Avec une puissance effective de 293 mégawatts fournie au réseau, elles ont battu leur record absolu d'inefficacité, en représentant 0,4% des 68.408 mégawatts en fonctionnement.
Cette situation a obligé les centrales thermiques fortement émettrices de gaz à effet de serre, à pallier leur inefficacité.
Ces chiffres officiels établis en temps réel par RTE (*) démontrent une évidence: le courant ne se stocke pas et sans vent il n'y a pas d'électricité éolienne. Ces machines doivent être relayées par des dizaines de centrales thermiques.
Le plan du Grenelle de l'Environnement a pour objectif d'implanter 15.000 éoliennes sur la France. Il conduit non seulement à augmenter le prix de l'électricité des ménages de plus de 50% mais il entraine aussi la construction de nouvelles centrales thermiques (gaz, fioul et charbon), un double investissement nécessaire pour assurer la sécurité énergétique de notre pays.
La Fédération Environnement Durable qui regroupe 800 associations rappelle que les prévisions du Grenelle ont été établies sur des bases scientifiques fausses pour l'unique profit des industriels de l'éolien au mépris de l'intérêt général.
Ce plan entraine un investissement de plus de 50 milliards d'euros d'argent public qui amplifie les problèmes économiques et écologiques de la France tout en détruisant ses paysages et dénaturant son patrimoine.
Jean Louis Butré, Président de la FED
(*) sources: production en temps réel publiée par le Réseau de Transport de l'Electricité (RTE)
mercredi 29 février 2012
BRUIT DES ÉOLIENNES : RECOURS EN CONSEIL D'ÉTAT
BRUIT DES ÉOLIENNES : RECOURS EN CONSEIL D'ETAT DÉPOSÉ PAR LA FED CONTRE LE MINISTÈRE DE L'ÉCOLOGIE
Nous vous informons que la FED a déposé vendredi dernier ( date limite possible) un recours en Conseil d'Etat contre l'arrêté scandaleux pris discrètement par le Ministère de l'écologie qui porte le niveau de bruit autorisé pour les éoliennes de 30 décibels à 35 décibels. Cette différence de 5 décibels qui semble anodine correspond en réalité au triplement du bruit autorisé pour ces machines. En effet l'échelle des décibels étant logarithmique 30 décibels correspond à une puissance de 1000 watts et 35 décibels de 3162 watts! (Nous constatons encore une fois la collusion totale entre des représentants de l'Etat garants normalement de l'intérêt public et de la santé des citoyens et les dirigeants des sociétés privées de l'éolien qui tentent d'abattre toutes les barrières juridiques qui pourrait gêner leurs "affaires"
Nous vous informons que la FED a déposé vendredi dernier ( date limite possible) un recours en Conseil d'Etat contre l'arrêté scandaleux pris discrètement par le Ministère de l'écologie qui porte le niveau de bruit autorisé pour les éoliennes de 30 décibels à 35 décibels. Cette différence de 5 décibels qui semble anodine correspond en réalité au triplement du bruit autorisé pour ces machines. En effet l'échelle des décibels étant logarithmique 30 décibels correspond à une puissance de 1000 watts et 35 décibels de 3162 watts! (Nous constatons encore une fois la collusion totale entre des représentants de l'Etat garants normalement de l'intérêt public et de la santé des citoyens et les dirigeants des sociétés privées de l'éolien qui tentent d'abattre toutes les barrières juridiques qui pourrait gêner leurs "affaires"
28 FÉVRIER 2012 : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA FED
Paris le 28 février 2012
France : 4000 éoliennes en panne
A 14.15 h aujourd'hui 28 février 2012, les 4000 éoliennes du parc français ont cessé de fonctionner.
Avec une puissance utile effective de 353 mégawatts, pour une puissance totale installée de plus de 6.700 mégawatts elles ont produit moins de 0,4% de l'électricité totale fabriquée en France soit 68.917 mégawatts, obligeant les centrales thermiques fortement émettrices de gaz à effet de serre, à pallier leur inefficacité.
Ces chiffres officiels établis par RTE (*) démontrent que sans vent il n'y a pas d'électricité éolienne et que ces machines doivent être relayées par des dizaines centrales thermiques.
Le plan du Grenelle de l'Environnement a pour objectif d'implanter 25.000 mégawatts ce qui correspond à 15.000 éoliennes sur la France et 1.200 le long des côtes. Il conduit à construire des nouvelles centrales thermiques (gaz, fioul et charbon), un double investissement nécessaire pour assurer la sécurité énergétique de notre pays.
Les prévisions du Grenelle ont été établies sur des bases scientifiques fausses pour l'unique profit des industriels de l'éolien qui profitent de subventions au mépris de l'intérêt général.
Ce plan entraine un investissement de plus de 50 milliards d'euros d'argent public qui amplifiera les problèmes économiques et écologiques de la France au lieu de les résoudre.
Le Président de la FED (Fédération Environnement Durable)
Jean Louis Butré
France : 4000 éoliennes en panne
A 14.15 h aujourd'hui 28 février 2012, les 4000 éoliennes du parc français ont cessé de fonctionner.
Avec une puissance utile effective de 353 mégawatts, pour une puissance totale installée de plus de 6.700 mégawatts elles ont produit moins de 0,4% de l'électricité totale fabriquée en France soit 68.917 mégawatts, obligeant les centrales thermiques fortement émettrices de gaz à effet de serre, à pallier leur inefficacité.
Ces chiffres officiels établis par RTE (*) démontrent que sans vent il n'y a pas d'électricité éolienne et que ces machines doivent être relayées par des dizaines centrales thermiques.
Le plan du Grenelle de l'Environnement a pour objectif d'implanter 25.000 mégawatts ce qui correspond à 15.000 éoliennes sur la France et 1.200 le long des côtes. Il conduit à construire des nouvelles centrales thermiques (gaz, fioul et charbon), un double investissement nécessaire pour assurer la sécurité énergétique de notre pays.
Les prévisions du Grenelle ont été établies sur des bases scientifiques fausses pour l'unique profit des industriels de l'éolien qui profitent de subventions au mépris de l'intérêt général.
Ce plan entraine un investissement de plus de 50 milliards d'euros d'argent public qui amplifiera les problèmes économiques et écologiques de la France au lieu de les résoudre.
Le Président de la FED (Fédération Environnement Durable)
Jean Louis Butré
vendredi 10 février 2012
PAS DE VENT QUAND IL FAIT TRÈS FROID
Le 5 février 2012, Avec ses 4000 éoliennes industrielles, la France a produit entre 0 ,8% et 3,1% de sa consommation électrique totale... par chance grâce aux vents forts, inhabituels en période de grand froid ! Oui, mais attention : nous sommes aujourd'hui le 10 février et depuis deux ou trois jours, il n'y a plus ou presque plus de vent en France. Quid de cette production?
1. Habituellement en période de grand froid il n’y a pratiquement pas de vent car la France est alors dans une zone anticyclonique. Ces derniers jours cela n’a pas été le cas, ce qui constituait une circonstance pour une fois favorable à l’éolien industriel (4000 éoliennes installées). Quelle a donc été sa contribution, le 5 février 2012, à la production d’électricité française ?
2. Le tableau complet de RTE à l’adresse ci-dessus donne la production totale en MW tous les quarts d’heure de 0h00 à 24h00 le 5 février 2012, la part du nucléaire, celles du gaz et du fioul, la part de l’éolien industriel, de l’hydraulique et des autres sources d’énergie (renouvelables : solaire, géothermie, biomasse...)
3. Le tableau ci-dessus en reprend des extraits. On constate que la production éolienne est la plus élevée entre 0h00 et 10h du matin soit principalement pendant les heures de nuit, de 0h00 à 8h00, où la consommation électrique et les besoins sont les moins élevés.
4. Par contre dans la journée de 12h 00 à 23h 00 la production éolienne a considérablement baissé (moins de 1000 MW) alors que les besoins d’électricité présentent un pic à l’heure du déjeuner (12h – 14h) puis un second pic, très élevé, en
fin de journée de 18h à 20 h....
La fourchette de production éolienne varie ainsi considérablement, entre 2600 MW et 730 MW. Elle a été la plus faible à 18h alors que débute à cette heure un fort pic de consommation électrique, et maximale à 3h 00 en pleine nuit alors qu’à cette heure les besoins sont minimum ...
1. A 3h00 heure où les besoins sont les plus faibles, avec 2 503 MW la puissance électrique éolienne effective produite a représenté 3,11% du total,
2. MAIS à 18h00, heure de forte consommation, la puissance éolienne produite a été avec seulement 731 MW soit 0,88%, bien au-dessous de 1% -
3. Autrement dit pour produire entre 8,8% et 31,1% d’électricité éolienne il faudrait construire 40 000 éoliennes ! Défigurant totalement la France. Chiffre délirant.
4. En 24h la production de puissance éolienne effective a donc varié de 3,11% à une heure où les besoins sont au minimum, à 0,88% à une heure où ils deviennent maximum et où débute un fort pic de consommation...
5. Au contraire les deux autres sources d’électricité de ce tableau – nucléaire et Autres énergies renouvelables (solaire photovoltaïque, biomasse ...) restent relativement stables.
6. Seule la présence dans le parc français de centrales nucléaires et thermiques (fioul, gaz, charbon) permet d’adapter la production d’électricité à la demande, et ce très rapidement (1 ou 2h de délai) pour les centrales thermiques. Les centrales nucléaires présentant une inertie plus élevée qui entraîne un temps de réponse plus long.
Les énergies renouvelables, éoliennes et solaires ne peuvent s’adapter aux variations des besoins en électricité puisque par définition aléatoires en fonction de la météo, indépendante de la volonté humaine...
De ce fait, quelles que soient les puissances électriques produites par l’éolien et le solaire, elles doivent obligatoirement être régulées par des centrales thermiques et éventuellement nucléaires, seules permettant de pallier leurs irrégularités aléatoires et congénitales de production énergétique.
Et plus les éoliennes industrielles sont nombreuses pour satisfaire aux exigences aveugles des écologistes, plus afin de prévenir des coupures de courant à répétition on est obligé de leur adjoindre des centrales thermiques...qui dégagent des gaz à effet de serre notamment du CO2 !!! ...En complète opposition avec l’objectif écologique recherché de réduire les émissions de GES !
De plus certaines de ces centrales thermiques tournent au ralenti quand les éoliennes
produisent du courant, afin d’être prêtes à prendre leur relais en cas d’arrêt du vent. Elles consomment donc alors inutilement du combustible, ainsi gaspillé, tout en dégageant des GES pendant qu’elles tournent au ralenti !
Inutile de demander à nos écologistes incompétents et bornés ce qu'ils en pensent...Comme de toute façon ils n'y comprennent rien, ils resteront cois ou répondront par des insultes !! Et ils prétendent avoir des ministres si Hollande est élu ! Une catastrophe de plus en perspective.
Nos gouvernants à la remorque du colossal et richissime lobby éolien, secteur surpuissant du monde de la finance qui les a corrompus, l’ont-ils seulement compris ? Y-ont-ils réfléchi ?
Il est permis d’en douter fortement au vu de la stupidité de leur politique éolienne et de la débilité intellectuelle des diktats écologistes, « politiques » ou non.
(un blogger)
1. Habituellement en période de grand froid il n’y a pratiquement pas de vent car la France est alors dans une zone anticyclonique. Ces derniers jours cela n’a pas été le cas, ce qui constituait une circonstance pour une fois favorable à l’éolien industriel (4000 éoliennes installées). Quelle a donc été sa contribution, le 5 février 2012, à la production d’électricité française ?
2. Le tableau complet de RTE à l’adresse ci-dessus donne la production totale en MW tous les quarts d’heure de 0h00 à 24h00 le 5 février 2012, la part du nucléaire, celles du gaz et du fioul, la part de l’éolien industriel, de l’hydraulique et des autres sources d’énergie (renouvelables : solaire, géothermie, biomasse...)
3. Le tableau ci-dessus en reprend des extraits. On constate que la production éolienne est la plus élevée entre 0h00 et 10h du matin soit principalement pendant les heures de nuit, de 0h00 à 8h00, où la consommation électrique et les besoins sont les moins élevés.
4. Par contre dans la journée de 12h 00 à 23h 00 la production éolienne a considérablement baissé (moins de 1000 MW) alors que les besoins d’électricité présentent un pic à l’heure du déjeuner (12h – 14h) puis un second pic, très élevé, en
fin de journée de 18h à 20 h....
La fourchette de production éolienne varie ainsi considérablement, entre 2600 MW et 730 MW. Elle a été la plus faible à 18h alors que débute à cette heure un fort pic de consommation électrique, et maximale à 3h 00 en pleine nuit alors qu’à cette heure les besoins sont minimum ...
1. A 3h00 heure où les besoins sont les plus faibles, avec 2 503 MW la puissance électrique éolienne effective produite a représenté 3,11% du total,
2. MAIS à 18h00, heure de forte consommation, la puissance éolienne produite a été avec seulement 731 MW soit 0,88%, bien au-dessous de 1% -
3. Autrement dit pour produire entre 8,8% et 31,1% d’électricité éolienne il faudrait construire 40 000 éoliennes ! Défigurant totalement la France. Chiffre délirant.
4. En 24h la production de puissance éolienne effective a donc varié de 3,11% à une heure où les besoins sont au minimum, à 0,88% à une heure où ils deviennent maximum et où débute un fort pic de consommation...
5. Au contraire les deux autres sources d’électricité de ce tableau – nucléaire et Autres énergies renouvelables (solaire photovoltaïque, biomasse ...) restent relativement stables.
6. Seule la présence dans le parc français de centrales nucléaires et thermiques (fioul, gaz, charbon) permet d’adapter la production d’électricité à la demande, et ce très rapidement (1 ou 2h de délai) pour les centrales thermiques. Les centrales nucléaires présentant une inertie plus élevée qui entraîne un temps de réponse plus long.
Les énergies renouvelables, éoliennes et solaires ne peuvent s’adapter aux variations des besoins en électricité puisque par définition aléatoires en fonction de la météo, indépendante de la volonté humaine...
De ce fait, quelles que soient les puissances électriques produites par l’éolien et le solaire, elles doivent obligatoirement être régulées par des centrales thermiques et éventuellement nucléaires, seules permettant de pallier leurs irrégularités aléatoires et congénitales de production énergétique.
Et plus les éoliennes industrielles sont nombreuses pour satisfaire aux exigences aveugles des écologistes, plus afin de prévenir des coupures de courant à répétition on est obligé de leur adjoindre des centrales thermiques...qui dégagent des gaz à effet de serre notamment du CO2 !!! ...En complète opposition avec l’objectif écologique recherché de réduire les émissions de GES !
De plus certaines de ces centrales thermiques tournent au ralenti quand les éoliennes
produisent du courant, afin d’être prêtes à prendre leur relais en cas d’arrêt du vent. Elles consomment donc alors inutilement du combustible, ainsi gaspillé, tout en dégageant des GES pendant qu’elles tournent au ralenti !
Inutile de demander à nos écologistes incompétents et bornés ce qu'ils en pensent...Comme de toute façon ils n'y comprennent rien, ils resteront cois ou répondront par des insultes !! Et ils prétendent avoir des ministres si Hollande est élu ! Une catastrophe de plus en perspective.
Nos gouvernants à la remorque du colossal et richissime lobby éolien, secteur surpuissant du monde de la finance qui les a corrompus, l’ont-ils seulement compris ? Y-ont-ils réfléchi ?
Il est permis d’en douter fortement au vu de la stupidité de leur politique éolienne et de la débilité intellectuelle des diktats écologistes, « politiques » ou non.
(un blogger)
QUAND LES ÉOLIENNES NE SUFFISENT PAS
Les paysages allemands sont truffés d'éoliennes : normal pour un pays qui a décidé de sortir du nucléaire en s'en remettant aux énergies renouvelables. Oui, mais voilà : quand il fait très froid et que le vent fait défaut, les pauvres éoliennes ne suffisent pas à répondre à la demande énergétique d'un pays tout entier. De quoi faire sourire les anti-éoliens.
Article paru dans LE FIGARO :
"L'ALLEMAGNE RÉACTIVE SES CENTRALES NUCLÉAIRES
Une décision qui remet en cause la politique énergétique de l'Allemagne.
Tout un paradoxe: l'Allemagne qui grelotte est obligée de s'en remettre au nucléaire. Pourtant, au printemps 2011, Berlin avait décidé une sortie progressive de l'atome, avec la fermeture avant la fin de l'année de 8 réacteurs sur 17. Le pays avait ainsi décidé de se priver rapidement de quelque 8000 mégawatts (MW) de production d'électricité, dans le sillage de la catastrophe de Fukushima.
Mais pour faire face à la vague de froid qui sévit en Europe, quatre entreprises gestionnaires de réseaux électriques outre-Rhin ont décidé ces jours-ci, d'avoir recours à des centrales qui avaient déjà été retirées du réseau, mais conservées comme «réserve froide» pour les situations d'urgence. L'information a été confirmée mercredi 8 février par la presse allemande. En décembre, le pays avait déjà sollicité une première réserve d'urgence mise en place chez son voisin autrichien, mais c'est la première fois qu'elle doit avoir recours à ses réserves propres.
Le débat énergétique relancé Ces jours-ci, l'Allemagne a continué d'exporter de l'électricité chez ses voisins, notamment la France, mais uniquement parce qu'elle a puisé dans ses réserves de gaz et d'électricité. Toutefois, devant les rigueurs climatiques, ces réserves ne suffisent plus et Berlin doit donc faire appel à ses capacités nucléaires.
Cinq des huit réacteurs allemands arrêtés dès l'été dans le cadre de la sortie programmée du nucléaire se trouvent dans le sud-ouest du pays, où la situation est particulièrement tendue avec l'arrivée de la vague de froid, relève le quotidien économique Handelsblatt.
Si la situation météorologique perdure en Allemagne et que les livraisons d'énergie nucléaire doivent monter en puissance, Berlin ne pourra pas empêcher un réveil du débat autour de ses choix de politique énergétique."
Article paru dans LE FIGARO :
"L'ALLEMAGNE RÉACTIVE SES CENTRALES NUCLÉAIRES
Une décision qui remet en cause la politique énergétique de l'Allemagne.
Tout un paradoxe: l'Allemagne qui grelotte est obligée de s'en remettre au nucléaire. Pourtant, au printemps 2011, Berlin avait décidé une sortie progressive de l'atome, avec la fermeture avant la fin de l'année de 8 réacteurs sur 17. Le pays avait ainsi décidé de se priver rapidement de quelque 8000 mégawatts (MW) de production d'électricité, dans le sillage de la catastrophe de Fukushima.
Mais pour faire face à la vague de froid qui sévit en Europe, quatre entreprises gestionnaires de réseaux électriques outre-Rhin ont décidé ces jours-ci, d'avoir recours à des centrales qui avaient déjà été retirées du réseau, mais conservées comme «réserve froide» pour les situations d'urgence. L'information a été confirmée mercredi 8 février par la presse allemande. En décembre, le pays avait déjà sollicité une première réserve d'urgence mise en place chez son voisin autrichien, mais c'est la première fois qu'elle doit avoir recours à ses réserves propres.
Le débat énergétique relancé Ces jours-ci, l'Allemagne a continué d'exporter de l'électricité chez ses voisins, notamment la France, mais uniquement parce qu'elle a puisé dans ses réserves de gaz et d'électricité. Toutefois, devant les rigueurs climatiques, ces réserves ne suffisent plus et Berlin doit donc faire appel à ses capacités nucléaires.
Cinq des huit réacteurs allemands arrêtés dès l'été dans le cadre de la sortie programmée du nucléaire se trouvent dans le sud-ouest du pays, où la situation est particulièrement tendue avec l'arrivée de la vague de froid, relève le quotidien économique Handelsblatt.
Si la situation météorologique perdure en Allemagne et que les livraisons d'énergie nucléaire doivent monter en puissance, Berlin ne pourra pas empêcher un réveil du débat autour de ses choix de politique énergétique."
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