Si l'énergie éolienne est moins polluante que d'autres, elle a aussi des conséquences négatives pour l'avifaune et d'autres groupes d'animaux qu'on n'évoque jamais (insectes, araignées) : elle perturbe notamment la circulation aérienne des organismes vivants ejusqu'à 250 m de hauteur.
Son développement en France était encore y a peu moins important que dans les pays voisins, mais les autorités ont décidé de rattraper ce retard et les projets se multiplient désormais, avec souvent une indifférence totale concernant les impacts écologiques. Le principe de précaution préconisé par l'article 5 de la Charte de l'Environnement (qui a valeur constitutionnelle) est souvent oublié.
Dans le cadre de l'installation d'un parc d'éoliennes sur la commune d'Houdain-lez-Bavay dans le Nord, Jean-Charles Tombal, ornithologue au Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN), a réalisé une étude d'impact ornithologique indépendante afin d'apprécier les niveaux de risques de la dégradation écologique programmée dans un rayon de 50 km autour du site prévu, un secteur où vivent des espèces rares comme le Grand-Duc d'Europe, le Faucon pèlerin ou la Cigogne noire. Il propose une méthode qui pourrait être utilisée avant d'autres projets éoliens.
L'auteur
Ornithologue scientifique, membre de nombreuses associations nationales et régionales (dont le Groupe Ornithologique du Nord) et membre de Conseils Scientifiques Régionaux, j'étudie méthodiquement les oiseaux de la région Nord-Pas-de-Calais et de ses abords depuis plus de 40 ans.
J'ai publié de nombreux articles et coordonné la réalisation de l'Atlas régional des oiseaux nicheurs (période 1985-1995) ainsi que l'enquête "Oiseaux" du 15 novembre au 28 février sur la période 2005-2010.
J'étudie particulièrement l'avifaune des milieux forestiers, cultivés et industriels (friches, carrières). Grâce à la protection acquise dans les années 1970, les prédateurs, qui avaient complètement disparu de nos écosystèmes depuis le milieu des années 1960, retrouvent des populations inattendues : j'étudie le phénomène depuis son amorce.
Je ne néglige pas pour autant les oiseaux communs et je réalise des comptages systématiques sur 118 points depuis 1990 selon la méthodologie internationale standardisée. Je fais ces recherches principalement sur les espaces de grande culture dont l'évolution des populations nicheuses m'est ainsi bien connue.
Des inquiétudes croissantes
Depuis quelque temps, mon attention a été attirée par la multiplication de projets éoliens dans le sud-est de la région Nord-Pas-de-Calais. De nombreux articles de presse évoquent ce sujet qui divise les habitants.
Plusieurs responsables d'associations m'ont contacté et ont sollicité mon avis à propos des "zones de développement éolien". La prolifération de parcs gigantesques en Belgique et en Picardie, ainsi que l'installation de nombreux mâts de mesure du vent par les promoteurs aggrave les inquiétudes.
Un parc a déjà été édifié près de chez moi, ce qui me permet d'apprécier les impacts écologiques dans une zone de grande culture que je connais parfaitement. Les premiers résultats sont alarmants, non seulement pour les oiseaux, mais aussi pour des groupes faunistiques qu'on n'évoque jamais (insectes, araignées). Je pense qu'il est de mon devoir d'ornithologue "chevronné" de vous faire part de mes vives inquiétudes quant au choix de certains sites, totalement inappropriés à l'édification de parcs éoliens industriels. Nous allons vers une régression ornithologique majeure. Elle sera progressive, mais profonde (à lire sur Ornithomedia.com : L'énergie éolienne serait une menace pour la biodiversité).
J'essaie ci-après de vous expliquer pourquoi. Je propose également une méthodologie pour la réalisation d'études qui respectent réellement le principe de précaution.
La dégradation de l'écosystème aérien
En raison de leur mode de fonctionnement, les éoliennes sont des installations industrielles très particulières dont le principal impact écologique est de dégrader la qualité de la circulation aérienne des organismes vivants dans les strates situées entre le sol et 250 m d'altitude. Ces strates sont celles qui sont le plus utilisées toute l'année, jour et nuit, par les oiseaux dans leurs différents types de déplacements. Là où on édifie des éoliennes, les oiseaux ne peuvent plus circuler "librement", c'est-à-dire qu'ils ne peuvent plus choisir ni l'itinéraire ni la strate où leur vol serait le mieux adapté aux caractéristiques momentanées de l'air (température, force et direction du vent, visibilité).
Les oiseaux sont obligés d'improviser des vols "d'évitement", soit latéraux, soit verticaux. Un effort "artificiel" leur est donc imposé. Les oiseaux affectés ne sont pas seulement ceux qui nichent dans le secteur mais tous ceux qui sont amenés à utiliser l'espace aérien local pour leurs déplacements, de quelque nature qu'ils soient. Il s'agit d'une dégradation permanente, comme l'est celle provoquée par l'édification d'une autoroute, qui perturbe en permanence les espaces terrestres qu'elle traverse ainsi que l'espace aérien qui les domine sur une hauteur d'environ 25 m.
J'ai eu l'opportunité de mesurer les effets de cette dégradation de l'espace aérien en étudiant les répercussions de l'installation d'un petit ensemble de quatre éoliennes (plus une isolée) à proximité de mon domicile il y a un peu plus d'un an.
Le milieu concerné est une zone de cultures située à la limite du Cambrésis et de l'Avesnois. Avant l'implantation des éoliennes, les espèces remarquables suivantes étaient notées : En période de reproduction, les trois espèces de busards (des roseaux, Saint-Martin et cendré) nichaient, avec un effectif de cinq couples lors des meilleures années pour l'ensemble de la zone (cinq km sur cinq km). La Perdrix grise (Perdix perdix) était abondante (grâce à une bonne gestion des chasseurs) et la Caille des blés (Coturnix coturnix) régulière. Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), dont un couple niche sur un pylône d'une ligne à haute tension située à cinq km depuis plusieurs années, venait parfois chasser dans le secteur. En période internuptiale (automne, hiver, premier printemps), des groupes de Vanneaux huppés (Vanellus vanellus), de Pluviers dorés (Pluvialis apricaria), de Laridés, de Corvidés, de Pigeons ramiers (Columba palumbus), d'Etourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris), se montant à des centaines d'individus, parfois des milliers, attirant des prédateurs comme le Busard Saint-Martin (Circus cyaneus), les Faucons pèlerins, émerillons (Falco columbarius) et hobereaux (Falco subbuteo) et le Hibou des marais (Asio flammeus).
Toute l'année, des oiseaux non cantonnés transitaient par la zone pour leurs activités biologiques et comportementales (collecte de nourriture, rassemblements pour le repos, la toilette, la communication). Plus la distance à parcourir était importante (elle peut atteindre 50 km), plus la hauteur de vol était élevée (jusqu'à 250 m).
Les conditions atmosphériques influent notablement sur la hauteur de vol et les oiseaux utilisent la strate la plus efficace pour le type de trajet à réaliser. En période de migration, comme dans n'importe quel endroit de la région, la zone est survolée par des millions d'oiseaux. Les déplacements se font essentiellement de nuit et à grande hauteur (plus haut que 250 m). Par nuit claire (pleine lune), on peut les observer et constater qu'ils volent vraiment haut. De jour, les passages se font souvent à une altitude plus réduite et les migrateurs sont visibles. J'ai personnellement observé toutes les espèces qui passent habituellement dans la région. L'éloignement de la mer fait que certaines espèces sont plus ou moins rares.
La présence de plusieurs plans d'eau et d'une vallée dans un rayon de cinq km amène parfois certaines troupes migratrices à voler plus bas (Cygnes tuberculés ou Cigognes blanches par exemple). Suite à l'installation des quatre éoliennes alignées selon un axe NNW-SSE sur 3,5 km, les stratégies spatiales de toutes ces espèces ont été pertubées et les effectifs ont fortement diminué, y compris ceux des migrateurs.
La zone terrestre est presque toujours vide, abandonnée notamment par les espèces grégaires dont les grandes troupes semblent s'être déplacées, sûrement à grande distance puisqu'elles ne sont plus observées dans un vaste secteur autour des éoliennes. L'espace aérien compris entre 0 et 250 m est évidemment beaucoup moins utilisé. Les oiseaux locaux suivent une stratégie adaptée de déplacement entre les éoliennes selon des "'couloirs" : on ne voit plus que des individus solitaires ou de très petits groupes. Il n'y a pas de contournement visible, la déviation latérale devant s'effectuer à grande distance des éoliennes (4 - 5km ?).
Les troupes volant haut (300 m - 500 m) ne semblent pas impactées, mais elles sont moins fréquentes. Les troupes significatives qui s'arrêtent encore et qui descendent se poser près des éoliennes sont composées d'oiseaux qui ne dorment pas dans le secteur. Il s'agit essentiellement de Laridés (surtout des Goélands bruns et des Mouettes rieuses), dont les dortoirs se situent à plusieurs dizaines de kilomètres. Ces oiseaux s'arrêtent lorsque les champs ont été fraîchement labourés et offrent une nourriture abondante. Mais ils se tiennent toujours à distance des éoliennes lorsque les pales tournent.
L'effet répulsif est particulièrement net lorsque un tracteur laboure un champ allongé dont une partie est située sous la zone de rotation : plus l'engin se rapproche des machines, moins les oiseaux restent à proximité. Les goélands partent les premiers, les mouettes restant un peu plus longtemps et parfois quelques rares téméraires s'approchent presque à la verticale des pales. Mais aucun oiseau ne suit le tracteur sous les pales.
La preuve de l'effet répulsif des pales est évidente lorsque les éoliennes s'arrêtent de tourner : cela se produit assez souvent car le vent utile dans le secteur est irrégulier. Les Laridés restent posés à l'écart pendant près d'une demi-heure, puis, jugeant la situation non dangereuse, ils se remettent à circuler dans l'espace aérien redevenu fréquentable, et certains oiseaux n'hésitent pas à passer entre les pales immobiles. Un jour, un Faucon pèlerin s'est même posé sur le capot d'une turbine, devenu un perchoir de chasse idéal ! Mais la moindre oscillation des pales déclenche un envol souvent durable : les oiseaux reviennent rarement sur place.
vendredi 26 août 2011
mercredi 3 août 2011
Le Center Parcs du Loudunais est rassuré
Mercredi dernier, lors d'une séance de travail sur le projet d'installation de Center Parcs dans le Loudunais organisée au Sénat à Paris, Jean-Pierre Raffarin a annoncé que le projet d'entrepôt de produits dangereux classé Seveso à Montreuil-Bellay, ne se réalisera pas. Cette information a rassuré le président du groupe Pierre & Vacances Gérard Brémond, tout comme le président du conseil général de la Vienne Claude Bertaud qui était monté « au créneau » ces derniers mois ainsi que l'ancien Premier ministre. Des associations à sensibilité écologiques s'étaient mobilisées également tant dans le Nord Vienne que dans le Maine-et-Loire.
Les différents partenaires ont été d'autant plus soulagés que ce dossier avait fait l'objet d'un arbitrage à Matignon en sa faveur quelques mois plus tôt. Soutenu par la communauté d'agglomération Saumur Loire, ce projet de construction d'un entrepôt de stockage de produits dangereux classé Seveso 2 seuil haut, dans la zone industrielle de Méron à l'entrée de Montreuil-Bellay, avait fait l'objet d'une demande de permis de construire de la société Panhard-Développement en mars 2007 rejetée en juillet 2009.
Un recours gracieux a été engagé et le maire a été autorisé à signer le permis en novembre 2009.
A l'époque, le collectif d'actions citoyennes de Montreuil-Bellay avait déclaré son opposition à toute nouvelle implantation à hauts risques. En janvier 2011, une réunion d'arbitrage s'était tenue à l'Hôtel de Matignon pour tenter de faire accélérer le dossier soumis à des contraintes d'ordre environnemental, liées à la présence d'une zone Natura 2000 toute proche mais aussi aux types de produits concernés et à leur volume. Finalement, l'entreprise a décidé d'abandonner le projet.
Article paru dans la Nouvelle République du 10 juillet 2011.
Concernant le projet du site de stockage, se reporter à l'article de février 2011 sur ce blog.
Les différents partenaires ont été d'autant plus soulagés que ce dossier avait fait l'objet d'un arbitrage à Matignon en sa faveur quelques mois plus tôt. Soutenu par la communauté d'agglomération Saumur Loire, ce projet de construction d'un entrepôt de stockage de produits dangereux classé Seveso 2 seuil haut, dans la zone industrielle de Méron à l'entrée de Montreuil-Bellay, avait fait l'objet d'une demande de permis de construire de la société Panhard-Développement en mars 2007 rejetée en juillet 2009.
Un recours gracieux a été engagé et le maire a été autorisé à signer le permis en novembre 2009.
A l'époque, le collectif d'actions citoyennes de Montreuil-Bellay avait déclaré son opposition à toute nouvelle implantation à hauts risques. En janvier 2011, une réunion d'arbitrage s'était tenue à l'Hôtel de Matignon pour tenter de faire accélérer le dossier soumis à des contraintes d'ordre environnemental, liées à la présence d'une zone Natura 2000 toute proche mais aussi aux types de produits concernés et à leur volume. Finalement, l'entreprise a décidé d'abandonner le projet.
Article paru dans la Nouvelle République du 10 juillet 2011.
Concernant le projet du site de stockage, se reporter à l'article de février 2011 sur ce blog.
mardi 19 juillet 2011
Un intéressant commentaire de blogueur ...
Trois ans après le Grenelle de l'environnement, le nucléaire continue de fournir les 3/4 de la production électrique totale en France. Les éoliennes? Elles
procurent une goutte d'eau dans la mer de la consommation énergétique. Mais alors quelle est la solution alternative ? SuperNo pose la question...
En me documentant pour un autre billet, je suis tombé sur les statistiques de la production d’électricité en France en 2010. Les toutes dernières, donc. Je vous les livre :
Nucléaire : 74,12 %
Hydraulique : 12,36 %
Fossile (gaz, charbon) : 10,79 %
Eolien : 1,74 %
Solaire : 0,11 %
Autres renouvelables : 0,87 %
Ça vous inspire quoi ? Bon, que le nucléaire fasse les 3/4 du total, tout le monde est censé le savoir. L’hydraulique, 1/8ème, fort bien. Marge de progression faible, et je me demande toujours si on compte dans ces 12% les KWh générés par l’eau remontée en amont des barrages par les centrales nucléaires lors des périodes de faible activité.
Mais l’éolien ? Le solaire ? 3 ans après le barnum du « Grenelle de l’environnement », la vérité toute nue est là : l’éolien ne produit que 1.74% du total... Quant au solaire : 0.1% !!!! On se serait foutu du monde qu’on ne s’y serait pas pris autrement !
Prenons le problème dans un autre sens. Tous les politiciens clairvoyants (c’est à dire une petite minorité) sont convaincus, après la démonstration magistrale faite à son corps défendant par l’industrie du nucléaire à Fuck-U-Shima, qu’il faut se sortir de ce merdier. Un délai de 2 ou 3 décennies est considéré comme raisonnable.
Je suis tout à faut d’accord avec ça. Sans vouloir me lancer des fleurs, j’ai été parmi les premiers à comprendre que l’explosion de cette centrale marquait la fin de l’ère nucléaire, sous les huées hautaines de ceux qui pontifiaient « mais non, pov’ tache, ce n’est qu’une petite explosion d’hydrogène, c’est pas grave... ».
Quand un mafioso du nucléaire t’affirme quelque chose avec un aplomb qu’il essaie de faire passer pour naturel, on peut être sûr, comme quand c’est Xavier Bertrand qui fait la même chose, qu’il y a anguille sous roche, et que la seule chose dont on puisse être sûr, c’est qu’il ment pour protéger ses intérêts.
Même si on ne sait toujours pas tout, on a rapidement appris que la centrale était dévastée, qu’au moins 3 réacteurs étaient éventrés et relâchaient leur merde dans des quantités affolantes, que le nuage radioactif ne connaissait pas de frontières et faisait le tour du monde, etc...
Le risque d’accident nucléaire ne fait que s’ajouter aux autres inconvénients, et en premier lieu à l’aberration qui consiste à utiliser un combustible pendant 100 ans pour en subir les conséquences pendant des millions d’années. Et je ne parle même pas de l’escroquerie qui consiste à revendiquer un coût de revient inférieur à celui des autres sources d’électricité, alors que ce coût est une bouffonnerie qui n’englobe que les coûts d’exploitation, oubliant l’argent public dépensé pour la construction et surtout pour le démantèlement, opération que personne ne sait réaliser correctement. Sans parler du stockage et du gardiennage de déchets pour une durée très supérieure à celle de l’humanité.
Bref, il n’y a pas à tortiller : il faut sortir du nucléaire.
Mais si on revient au tableau, la question se pose : comment ?
Si l’UMPS est tellement favorable à la poursuite du nucléaire, c’est sans doute pour éviter d’avoir à répondre à cette question... Quand on est en campagne électorale, il est pourtant facile de monter sur une tribune et de gueuler : « Ben yaka mettre des éoliennes et des panneaux solaires partout, voilà ! ».
Ben oui, voilà. Sauf que les chiffres sont têtus.
Eolien = 1.74% = peanuts.
Solaire = 0.1% = peau de balle.
Ah, mais attention ! Il va y avoir les éoliennes offshore, et là, ça va moins rigoler ! Ça fait l’équivalent d’une centrale nucléaire, les éoliennes offshore !
Mensonge, propagande ! Encore récemment répété dans un dossier de France Info. Toutes les 600 éoliennes offshore de Sarko, dont la construction n’a pas encore commencé, ne produiront que l’équivalent de 2/3 d’un réacteur EPR, ou les 3/4 d’un réacteur « classique ». D’un réacteur, hein, pas d’une centrale, qui est généralement composée de 4 réacteurs. 9TWh par an. 1.7% du total... Pour rappel, la centrale nucléaire de Cattenom, distante d’à peine plus de 30 km à vol d’oiseau irradié de l’endroit où j’écris, en produit à elle seule environ 8%...
Entre 2009 et 2010, la consommation d’électricité a augmenté de 5.5% ...A cause du froid, qu’ils disent...
Quand on regarde la courbe depuis 2000, il semble qu’il fasse de plus en plus froid... La réalité, c’est qu’on aura beau consteller la France d’éoliennes, on arrivera au mieux à absorber le surplus annuel de consommation...
Production annuelle : 550 TWh. Admettons que 50 partent à l’export.
Besoin : 500 TWh. On zappe les 58 réacteurs, en commençant par les plus pourris (Fessenheim, par exemple). Il reste 142 TWh. On rajoute 600 éoliennes offshore : 151 TWh.
Je répète : on fait comment ?
Pour corser le problème, ajoutons qu’il est interdit de rajouter des centrales à gaz ou pire, au charbon, pour ne pas accélérer le réchauffement climatique.
Pour corser encore, ajoutons qu’on prévoit de faire rouler prochainement, et en tout cas avant la fin du démantèlement prévu des centrales nucléaires, quelques millions de voitures électriques.
Enfin, ne pas oublier qu’il nous “faut” une “croissance” économique de 2 ou 3 % l’an, qui se traduira si on ne fait rien par autant de consommation électrique en plus.
Alors, on fait comment ?
Vous avez 4 heures...
procurent une goutte d'eau dans la mer de la consommation énergétique. Mais alors quelle est la solution alternative ? SuperNo pose la question...
En me documentant pour un autre billet, je suis tombé sur les statistiques de la production d’électricité en France en 2010. Les toutes dernières, donc. Je vous les livre :
Nucléaire : 74,12 %
Hydraulique : 12,36 %
Fossile (gaz, charbon) : 10,79 %
Eolien : 1,74 %
Solaire : 0,11 %
Autres renouvelables : 0,87 %
Ça vous inspire quoi ? Bon, que le nucléaire fasse les 3/4 du total, tout le monde est censé le savoir. L’hydraulique, 1/8ème, fort bien. Marge de progression faible, et je me demande toujours si on compte dans ces 12% les KWh générés par l’eau remontée en amont des barrages par les centrales nucléaires lors des périodes de faible activité.
Mais l’éolien ? Le solaire ? 3 ans après le barnum du « Grenelle de l’environnement », la vérité toute nue est là : l’éolien ne produit que 1.74% du total... Quant au solaire : 0.1% !!!! On se serait foutu du monde qu’on ne s’y serait pas pris autrement !
Prenons le problème dans un autre sens. Tous les politiciens clairvoyants (c’est à dire une petite minorité) sont convaincus, après la démonstration magistrale faite à son corps défendant par l’industrie du nucléaire à Fuck-U-Shima, qu’il faut se sortir de ce merdier. Un délai de 2 ou 3 décennies est considéré comme raisonnable.
Je suis tout à faut d’accord avec ça. Sans vouloir me lancer des fleurs, j’ai été parmi les premiers à comprendre que l’explosion de cette centrale marquait la fin de l’ère nucléaire, sous les huées hautaines de ceux qui pontifiaient « mais non, pov’ tache, ce n’est qu’une petite explosion d’hydrogène, c’est pas grave... ».
Quand un mafioso du nucléaire t’affirme quelque chose avec un aplomb qu’il essaie de faire passer pour naturel, on peut être sûr, comme quand c’est Xavier Bertrand qui fait la même chose, qu’il y a anguille sous roche, et que la seule chose dont on puisse être sûr, c’est qu’il ment pour protéger ses intérêts.
Même si on ne sait toujours pas tout, on a rapidement appris que la centrale était dévastée, qu’au moins 3 réacteurs étaient éventrés et relâchaient leur merde dans des quantités affolantes, que le nuage radioactif ne connaissait pas de frontières et faisait le tour du monde, etc...
Le risque d’accident nucléaire ne fait que s’ajouter aux autres inconvénients, et en premier lieu à l’aberration qui consiste à utiliser un combustible pendant 100 ans pour en subir les conséquences pendant des millions d’années. Et je ne parle même pas de l’escroquerie qui consiste à revendiquer un coût de revient inférieur à celui des autres sources d’électricité, alors que ce coût est une bouffonnerie qui n’englobe que les coûts d’exploitation, oubliant l’argent public dépensé pour la construction et surtout pour le démantèlement, opération que personne ne sait réaliser correctement. Sans parler du stockage et du gardiennage de déchets pour une durée très supérieure à celle de l’humanité.
Bref, il n’y a pas à tortiller : il faut sortir du nucléaire.
Mais si on revient au tableau, la question se pose : comment ?
Si l’UMPS est tellement favorable à la poursuite du nucléaire, c’est sans doute pour éviter d’avoir à répondre à cette question... Quand on est en campagne électorale, il est pourtant facile de monter sur une tribune et de gueuler : « Ben yaka mettre des éoliennes et des panneaux solaires partout, voilà ! ».
Ben oui, voilà. Sauf que les chiffres sont têtus.
Eolien = 1.74% = peanuts.
Solaire = 0.1% = peau de balle.
Ah, mais attention ! Il va y avoir les éoliennes offshore, et là, ça va moins rigoler ! Ça fait l’équivalent d’une centrale nucléaire, les éoliennes offshore !
Mensonge, propagande ! Encore récemment répété dans un dossier de France Info. Toutes les 600 éoliennes offshore de Sarko, dont la construction n’a pas encore commencé, ne produiront que l’équivalent de 2/3 d’un réacteur EPR, ou les 3/4 d’un réacteur « classique ». D’un réacteur, hein, pas d’une centrale, qui est généralement composée de 4 réacteurs. 9TWh par an. 1.7% du total... Pour rappel, la centrale nucléaire de Cattenom, distante d’à peine plus de 30 km à vol d’oiseau irradié de l’endroit où j’écris, en produit à elle seule environ 8%...
Entre 2009 et 2010, la consommation d’électricité a augmenté de 5.5% ...A cause du froid, qu’ils disent...
Quand on regarde la courbe depuis 2000, il semble qu’il fasse de plus en plus froid... La réalité, c’est qu’on aura beau consteller la France d’éoliennes, on arrivera au mieux à absorber le surplus annuel de consommation...
Production annuelle : 550 TWh. Admettons que 50 partent à l’export.
Besoin : 500 TWh. On zappe les 58 réacteurs, en commençant par les plus pourris (Fessenheim, par exemple). Il reste 142 TWh. On rajoute 600 éoliennes offshore : 151 TWh.
Je répète : on fait comment ?
Pour corser le problème, ajoutons qu’il est interdit de rajouter des centrales à gaz ou pire, au charbon, pour ne pas accélérer le réchauffement climatique.
Pour corser encore, ajoutons qu’on prévoit de faire rouler prochainement, et en tout cas avant la fin du démantèlement prévu des centrales nucléaires, quelques millions de voitures électriques.
Enfin, ne pas oublier qu’il nous “faut” une “croissance” économique de 2 ou 3 % l’an, qui se traduira si on ne fait rien par autant de consommation électrique en plus.
Alors, on fait comment ?
Vous avez 4 heures...
lundi 27 juin 2011
L'UNESCO demande la suspension des projets éoliens autour du Mont-Saint-Michel
Hier, le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a demandé à la France la suspension des projets de parcs éoliens, y compris ceux déjà approuvés, qui pourraient avoir un impact visuel sur la baie du Mont-Saint-Michel.
Lire également > Unesco. Les éoliennes compatibles avec le Mont-Saint-Michel ?
> Mont-Saint-Michel. Rayé du patrimoine mondial ?
Le comité, qui tient sa session annuelle à Paris jusqu'au 29 juin, a réclamé cette suspension en attendant un prochain examen en 2012.
Plusieurs projets de parcs éoliens sont à l'étude dans la région du Mont-Saint-Michel, mais le projet d'Argouges (trois éoliennes d'une centaine de mètres de haut) est le seul à avoir déjà obtenu le feu vert de la préfecture de la Manche.
Selon l'ONG Europa Nostra, qui regroupe plus de 250 associations du patrimoine en Europe, ces éoliennes, à 20 km du Mont-Saint-Michel, "seraient visibles" depuis le fameux site et "dégraderaient un paysage immuable et unique".
"Un impact potentiel sur le cadre paysager"
Lors de sa session de 2010, le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco s'était déjà dit "préoccupé par l'impact potentiel des éoliennes sur le cadre paysager" du Mont-Saint-Michel et de sa baie. Mais, en attendant, ce joyau de l'Occident médiéval, construit sur un îlot rocheux au milieu de grèves immenses soumises au va-et-vient de puissantes marées, à la limite entre la Normandie et la Bretagne, n'est pas menacé d'un retrait de la liste du Patrimoine mondial sur lequel il figure depuis
1979.
Elles ne doivent pas être visibles depuis la Merveille de l’Occident, ou visibles quand on la regarde : la France doit suspendre tout projet d’installation accepté ou en cours.
À l’unanimité, la 35e session de l’Unesco, l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, réunie au siège de l’organisation, à Paris, a interpellé, jeudi, la France à propos du Mont-Saint-Michel. Elle lui demande de renforcer la protection du site classé au Patrimoine mondial depuis 1979.
Sont concernés les projets d’installation d’éoliennes autour de la baie. « L’État doit
suspendre tout projet approuvé ou en cours », indiquait, hier, l’Unesco. Elle recommande à l’État « de mettre en œuvre un plan de gestion de la vue autour du Mont ». Ce plan exclurait toute construction d’éolienne « visible quand on regarde le site » et « visible depuis le site ».
Or, en certains points, le Mont est visible à plus de 40 km ! L’État devra faire un rapport sur ce plan de gestion « à la 36e session, en juin 2012 ».
Enfin, l’Unesco demande à l’État « d’inviter une délégation de l’Unesco à se rendre sur place ». C’est la procédure diplomatique en vigueur : « Nous ne pouvons pas venir sans invitation », rappelle le porte-parole de l’Organisation. Si la France répond favorablement dans les tout prochains jours, la délégation pourrait venir au Mont « à l’automne ».
Source : Ouest-France
Lire également > Unesco. Les éoliennes compatibles avec le Mont-Saint-Michel ?
> Mont-Saint-Michel. Rayé du patrimoine mondial ?
Le comité, qui tient sa session annuelle à Paris jusqu'au 29 juin, a réclamé cette suspension en attendant un prochain examen en 2012.
Plusieurs projets de parcs éoliens sont à l'étude dans la région du Mont-Saint-Michel, mais le projet d'Argouges (trois éoliennes d'une centaine de mètres de haut) est le seul à avoir déjà obtenu le feu vert de la préfecture de la Manche.
Selon l'ONG Europa Nostra, qui regroupe plus de 250 associations du patrimoine en Europe, ces éoliennes, à 20 km du Mont-Saint-Michel, "seraient visibles" depuis le fameux site et "dégraderaient un paysage immuable et unique".
"Un impact potentiel sur le cadre paysager"
Lors de sa session de 2010, le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco s'était déjà dit "préoccupé par l'impact potentiel des éoliennes sur le cadre paysager" du Mont-Saint-Michel et de sa baie. Mais, en attendant, ce joyau de l'Occident médiéval, construit sur un îlot rocheux au milieu de grèves immenses soumises au va-et-vient de puissantes marées, à la limite entre la Normandie et la Bretagne, n'est pas menacé d'un retrait de la liste du Patrimoine mondial sur lequel il figure depuis
1979.
Elles ne doivent pas être visibles depuis la Merveille de l’Occident, ou visibles quand on la regarde : la France doit suspendre tout projet d’installation accepté ou en cours.
À l’unanimité, la 35e session de l’Unesco, l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, réunie au siège de l’organisation, à Paris, a interpellé, jeudi, la France à propos du Mont-Saint-Michel. Elle lui demande de renforcer la protection du site classé au Patrimoine mondial depuis 1979.
Sont concernés les projets d’installation d’éoliennes autour de la baie. « L’État doit
suspendre tout projet approuvé ou en cours », indiquait, hier, l’Unesco. Elle recommande à l’État « de mettre en œuvre un plan de gestion de la vue autour du Mont ». Ce plan exclurait toute construction d’éolienne « visible quand on regarde le site » et « visible depuis le site ».
Or, en certains points, le Mont est visible à plus de 40 km ! L’État devra faire un rapport sur ce plan de gestion « à la 36e session, en juin 2012 ».
Enfin, l’Unesco demande à l’État « d’inviter une délégation de l’Unesco à se rendre sur place ». C’est la procédure diplomatique en vigueur : « Nous ne pouvons pas venir sans invitation », rappelle le porte-parole de l’Organisation. Si la France répond favorablement dans les tout prochains jours, la délégation pourrait venir au Mont « à l’automne ».
Source : Ouest-France
Communiqué de la FED
La Fédération Environnement Durable (FED) se félicite de la décision du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco qui le 23 juin 2011 a officiellement demandé à la France la suspension des projets de parcs éoliens, y compris ceux déjà approuvés, qui pourraient avoir un impact visuel sur la baie du Mont-Saint-Michel .
Pour sauver ce site emblématique la FED et la plateforme européenne contre les éoliennes industrielles (EPAW), avaient organisé le 26 septembre 2009 une marche internationale dans la baie du Mont-Saint-Michel, qui avait regroupé des citoyens de plus de 23 pays.
Depuis cette date avec la Fédération régionale Basse Normandie Environnement (BNE) elle a mené un combat sans répit en faisant appel à l’opinion internationale pour sauver le Mont-Saint-Michel des 11 projets éoliens en cours qui le menacent. Elle s’était révoltée notamment contre l’accord par les services de l'État d'un premier permis de construire d'un parc éolien à Argouges Manche.
Elle remercie l’Unesco et l’association Europa Nostra regroupant plus de 250 organisations non gouvernementales et dont les prises de position ont été sans ambiguïté.
Elle prend acte de la clairvoyance des Sénateurs de la Commission de la Culture du Sénat qui se sont rendus sur place et ont exprimé leur vive inquiétude de voir ce site déclassé du patrimoine mondial de l’Unesco.
Jean-Louis Butré
Président Fédération Environnement Durable
Pour sauver ce site emblématique la FED et la plateforme européenne contre les éoliennes industrielles (EPAW), avaient organisé le 26 septembre 2009 une marche internationale dans la baie du Mont-Saint-Michel, qui avait regroupé des citoyens de plus de 23 pays.
Depuis cette date avec la Fédération régionale Basse Normandie Environnement (BNE) elle a mené un combat sans répit en faisant appel à l’opinion internationale pour sauver le Mont-Saint-Michel des 11 projets éoliens en cours qui le menacent. Elle s’était révoltée notamment contre l’accord par les services de l'État d'un premier permis de construire d'un parc éolien à Argouges Manche.
Elle remercie l’Unesco et l’association Europa Nostra regroupant plus de 250 organisations non gouvernementales et dont les prises de position ont été sans ambiguïté.
Elle prend acte de la clairvoyance des Sénateurs de la Commission de la Culture du Sénat qui se sont rendus sur place et ont exprimé leur vive inquiétude de voir ce site déclassé du patrimoine mondial de l’Unesco.
Jean-Louis Butré
Président Fédération Environnement Durable
lundi 4 avril 2011
La FED a écrit aux élus
La FED vient d'adresser par courrier une lettre à chacun des députés et sénateurs pour demander officiellement la convocation d'un" Grenelle des Energies".
Le prix de l'électricité va subir une hausse vertigineuse estimée par la FED à plus de 50%, totalement incompatible avec le pouvoir d'achat des ménages.
Une des causes majeures de cette hausse est le programme éolien en cours.
Il n'est plus acceptable de constater que sous couvert de ce programme éolien, de l'argent public serve massivement à enrichir des intérêts privés à travers des circuits financiers anormaux qui pour certains ne sont même pas "identifiables".
En voici le texte :
" Monsieur (Madame) le Député,
La Fédération Environnement Durable demande un « Grenelle des Énergies »
Le Grenelle de l’Environnement ayant exclu le nucléaire, la Fédération Environnement Durable demande la convocation d’un « Grenelle des Énergies ».
La FED souhaite que tous les scénarios énergétiques soient étudiés sans tabous, en incluant leurs conséquences sur la sécurité, l’économie, l’industrie, l’emploi et l’environnement.
Les programmes « énergies renouvelables » actuels, basés sur des mécanismes financiers anormaux, sont des « leurres » qui ne résolvent aucun des problèmes énergétiques mais au contraire les amplifient et conduisent notre pays à sa ruine et son déchirement social. Ils dilapident depuis des années tous les budgets d’aides publiques au détriment d’un grand programme de recherche sur les économies d’énergies et les futures Energies Renouvelables porteuses de vrais emplois à terme.
Cette concertation nationale doit prendre en compte la nécessité urgente de faire des économies d’énergies, de réduire la consommation, en adaptant notre mode de vie.
La Fédération environnement Durable qui regroupe actuellement des dizaines de milliers de citoyens au sein de 762 associations de toutes les régions de France rappelle que le programme subventionné éolien et solaire, cumulé avec les futurs investissements liés au renforcement de la sécurité du parc nucléaire, va mathématiquement conduire à une hausse de plus de 50% du prix de l’électricité des français, alors que 3 millions de ménages en situation précaire ne peuvent déjà plus régler leurs factures.
La FED est prête à faire des propositions constructives lors de ce «Grenelle des Énergies».
Veuillez agréer M. (Mme) le Député, l'expression de ma haute considération.
Jean-Louis Butré
Président de Fédération Environnement Durable "
Le prix de l'électricité va subir une hausse vertigineuse estimée par la FED à plus de 50%, totalement incompatible avec le pouvoir d'achat des ménages.
Une des causes majeures de cette hausse est le programme éolien en cours.
Il n'est plus acceptable de constater que sous couvert de ce programme éolien, de l'argent public serve massivement à enrichir des intérêts privés à travers des circuits financiers anormaux qui pour certains ne sont même pas "identifiables".
En voici le texte :
" Monsieur (Madame) le Député,
La Fédération Environnement Durable demande un « Grenelle des Énergies »
Le Grenelle de l’Environnement ayant exclu le nucléaire, la Fédération Environnement Durable demande la convocation d’un « Grenelle des Énergies ».
La FED souhaite que tous les scénarios énergétiques soient étudiés sans tabous, en incluant leurs conséquences sur la sécurité, l’économie, l’industrie, l’emploi et l’environnement.
Les programmes « énergies renouvelables » actuels, basés sur des mécanismes financiers anormaux, sont des « leurres » qui ne résolvent aucun des problèmes énergétiques mais au contraire les amplifient et conduisent notre pays à sa ruine et son déchirement social. Ils dilapident depuis des années tous les budgets d’aides publiques au détriment d’un grand programme de recherche sur les économies d’énergies et les futures Energies Renouvelables porteuses de vrais emplois à terme.
Cette concertation nationale doit prendre en compte la nécessité urgente de faire des économies d’énergies, de réduire la consommation, en adaptant notre mode de vie.
La Fédération environnement Durable qui regroupe actuellement des dizaines de milliers de citoyens au sein de 762 associations de toutes les régions de France rappelle que le programme subventionné éolien et solaire, cumulé avec les futurs investissements liés au renforcement de la sécurité du parc nucléaire, va mathématiquement conduire à une hausse de plus de 50% du prix de l’électricité des français, alors que 3 millions de ménages en situation précaire ne peuvent déjà plus régler leurs factures.
La FED est prête à faire des propositions constructives lors de ce «Grenelle des Énergies».
Veuillez agréer M. (Mme) le Député, l'expression de ma haute considération.
Jean-Louis Butré
Président de Fédération Environnement Durable "
La vérité sort de la bouche des enfants !
« Dis papy, qu'est-ce que c'est ces grandes machines blanches ?
- Ce sont des éoliennes.
- Pouah, c'est moche ! A quoi ça sert ?
- Quand il y a du vent, les ailes tournent et l'éolienne produit de l'électricité. En ce moment, les ailes ne tournent pas, donc l'éolienne ne produit pas d'électricité. C'est exact. - Mais alors, mamie ne peut pas préparer le repas.
- Si, les barrages comme celui que tu as pu voir en vacances cet été et les centrales
nucléaires, ces usines avec une grosse cheminée et un nuage blanc au-dessus dont on
parle beaucoup en ce moment, produisent continuellement de l'électricité.
- Oui, mais ces usines avec le gros nuage blanc, maman dit que c'est dangereux. Si on
construit assez d'éoliennes, on pourra peut-être les arrêter.
- Non, la quantité d'électricité produite par les éoliennes dépend de la vitesse du vent, alors que notre consommation varie selon le moment de la journée, selon la
température. On ne pourra se passer ni des barrages, ni des centrales nucléaires.
- Si je comprends bien, ça ne sert à rien.
- Cela rapportera beaucoup d'argent à des gens déjà très riches, alors que pour nous,
l'électricité va augmenter.
- C'est nul ! Quand je serai grand, tu me prêteras ta tronçonneuse ?
- Oui, pourquoi ?
- Ben, pour couper toutes les éoliennes ! »
M. Jean-Pierre Cailbault d'Aigonnay (Deux-Sèvres), La Nouvelle République du 4 avril 2011
- Ce sont des éoliennes.
- Pouah, c'est moche ! A quoi ça sert ?
- Quand il y a du vent, les ailes tournent et l'éolienne produit de l'électricité. En ce moment, les ailes ne tournent pas, donc l'éolienne ne produit pas d'électricité. C'est exact. - Mais alors, mamie ne peut pas préparer le repas.
- Si, les barrages comme celui que tu as pu voir en vacances cet été et les centrales
nucléaires, ces usines avec une grosse cheminée et un nuage blanc au-dessus dont on
parle beaucoup en ce moment, produisent continuellement de l'électricité.
- Oui, mais ces usines avec le gros nuage blanc, maman dit que c'est dangereux. Si on
construit assez d'éoliennes, on pourra peut-être les arrêter.
- Non, la quantité d'électricité produite par les éoliennes dépend de la vitesse du vent, alors que notre consommation varie selon le moment de la journée, selon la
température. On ne pourra se passer ni des barrages, ni des centrales nucléaires.
- Si je comprends bien, ça ne sert à rien.
- Cela rapportera beaucoup d'argent à des gens déjà très riches, alors que pour nous,
l'électricité va augmenter.
- C'est nul ! Quand je serai grand, tu me prêteras ta tronçonneuse ?
- Oui, pourquoi ?
- Ben, pour couper toutes les éoliennes ! »
M. Jean-Pierre Cailbault d'Aigonnay (Deux-Sèvres), La Nouvelle République du 4 avril 2011
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