Même la France, pays qui offre l’énergie la plus propre à ses citoyens, se couvre d’éoliennes ! Les gentils « écolos » sont convaincus de bien faire, dans l’intérêt de toute la planète, en acceptant un prix de l’électricité explosif, une électricité intermittente.
Un responsable « écolo » belge, ancien Secrétaire d’État à l’énergie, a récemment osé déclarer : « Si le renouvelable est intermittent, c’est parce qu’on le considère à trop petite échelle. Lorsque le parc européen sera interconnecté, ce ne sera plus le cas. » L’ingénieur conseil J.M. Jancovici, écologiste convaincu, a présenté le 20 mars 2012, à une commission du Sénat français, un graphique faisant la synthèse de toute la production éolienne européenne durant six mois. Il est tragiquement en dents de scie et une augmentation du nombre d’éoliennes ne le changerait guère..Je précise : quand il y a du vent en Europe, il y en a partout et inversement. S’il y avait eu du vent, ici, quand il n’y en a pas ailleurs, les techniciens auraient pu parler de foisonnement.
Malheureusement, il n’y en a pas et les centrales au gaz souples, de mauvais rendement et donc polluantes, restent 100% nécessaires. En Allemagne, on se sert de centrales au charbon encore nettement plus polluantes ! La bouffée d’électricité solaire journalière, en été, aggrave encore ce phénomène et ce ne sont pas les quelques barrages européens ou les apports de la biomasse qui vont changer le tableau...
En fait, les éoliennes donnent très peu d’énergie et, depuis trois mois, il m’est impossible de mesurer l’intensité des infrasons générés par les parcs éoliens faute de période de vents utiles ! Pour avoir la preuve du manque d’énergie livrée par les éoliennes, exigez une lampe rouge au sommet d’une éolienne près de chez vous. Elle devra s’éteindre quand elle donne la moitié de la puissance pour laquelle elle a été installée. Vous verrez qu’elle ne s’éteint qu’environ 10% du temps en moyenne..alors que l’éolienne tourne tout le temps. Si la lampe doit s’éteindre quand l’éolienne donne sa puissance maximale – celle pour laquelle elle a été installée – elle s’éteindra moins de 1% du temps !
Vous comprendrez vite pourquoi, malgré des milliers d’éoliennes, on parle de black-out pour cet hiver en Belgique, pour l’hiver prochain ou 2016 en France...
Et précisons encore que l’indispensable couple éoliennes + centrales au gaz souples consomme plus de gaz que les centrales au gaz (turbine/vapeur) à haut rendement. Les éoliennes augmentent la pollution !
En conclusion, il faut bien dire qu’il y a d’autres moyens d’être écologique que les éoliennes. Alors pourquoi ont-elles tant de succès ? La réponse est malheureusement évidente : elles offrent des gains formidables à ceux qui les installent et qui – grâce à ces gains – peuvent faire une publicité omniprésente dans les médias, une publicité qui convainc l’honnête citoyen que « écologie » signifie « énergie éolienne ». Les éoliennes ne sont-elles que de formidables panneaux publicitaires pour les partis « écolos » ?
article de Claude Brasseur
paru dans CONTREPOINTS le 17 septembre 2014
mercredi 17 septembre 2014
mardi 9 septembre 2014
UN PROJET SECRET D'ÉOLIENNES GÉANTES AU LARGE DE L'ÎLE D'OLÉRON
Au large de l'île d'Oléron, un méga parc d’éoliennes géantes offshores est en projet dans le secret le plus total.
Le Président de la Communauté de Communes de l’île d’Oléron, Pascal Massicot, n’a pas démenti cette information,(1) et selon des sources officieuses, des élus départementaux et régionaux se seraient rendus discrètement en Angleterre pour visiter un parc offshore près de Londres.
Encore une fois, comme pour l'éolien terrestre, un projet est en train de se développer dans la plus grande opacité, au mépris des riverains de la côte Ouest de l'île d'Oléron, qui sont les premiers concernés.
En réponse à la question écrite posée le 22 Juillet 2014 par Mme la Députée et ancienne Ministre Elisabeth Guigou à Mme Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, concernant le futur prix de l’électricité des éoliennes offshore, celle ci a avoué que celui-ci serait 4 fois plus élevé que le prix de marché. (2)
Alors que l’économie de la France est en difficulté, et que huit millions de ménages ne peuvent déjà plus payer leur facture d’électricité, ce type de projet pharaonique ne peut que saborder économiquement notre pays.
(1) Emission Radio du 5 septembre 2014
http://epaw.org/echoes.php?lang=fr&article=n218
(2) Réponse à la Question écrite d’Élisabeth Guigou sur les tarifs d'achat consentis à l'occasion du dernier appel d'offre d'éolien offshore.
http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-60988QE.htm
Le gouvernement déclare que le tarif de cette électricité sera quatre fois le prix de marché.
Pour un prix de marché estimé par la Commission de Régulations de l’Energie (CRE) à 53,7 €/MWh le prix de rachat de l'électricité off shore par EDF serait de 220,7 €/MWh, (53,7
mardi 24 juin 2014
QUI SÈME LE VENT RÉCOLTE PARFOIS LA TEMPÊTE
Alors que le gouvernement a fait des énergies renouvelables un de ses chevaux de bataille, certains se lèvent contre l’implantation non concertées de parcs éoliens laissés au seul secteur privé.
REPORTAGE EN AVEYRON
Dans le roman de H. G. Wells la Guerre des mondes, les tripodes venus de l’espace ont envahi la Terre. Dans le Lévézou, aux portes du Larzac, ce sont les éoliennes, sortes de tripodes à l’envers, qui ont pris place sur ce territoire de l’Aveyron. Alors que Ségolène Royal présente son projet de loi, tant attendu et si souvent repoussé, sur la transition énergétique., la tempête se lève contre l’implantation tous azimuts de cette énergie propre et soi-disant « rentable ». Oui, mais pour qui? interrogent les opposants.
Ces moulins à vent des temps modernes, impressionnants et majestueux, au point de perdre le sens de sa trajectoire, ne font pas recette : « Si vous saviez le nombre de gens qui, en passant dans notre région, se sont mis dans le fossé en les regardant, vous seriez surpris », commence par rire Jean Marty, président d’Agir pour le Lévézou, collectif créé en 2008 qui s’oppose à la multiplication « anarchique » des projets d’implantation de parcs éoliens. Il n’est pas seul: depuis février, ce sont 28 collectifs et associations aveyronnais anti-éoliens qui se sont regroupés sous la bannière « Sauvons l’Aveyron ». Sur tout le département (8 735 km2), on n’en compte pas moins de 94 à l’heure actuelle.
« Les communes du nord du département ont dit non à l’éolien. En revanche, sur notre territoire du Vézins- de- Lévézou (78, 96 km2), en deux ans, ce sont 69 machines qui ont été installées », explique Jean Marty. D’après lui, ce n’est que le début de l’invasion. « Sur le département, on parle de 343 autres programmées et peut- être encore plus, alors que l’Aveyron représente à lui seul 50 % de l’énergie éolienne installée en Midi-Pyrénées. » Ce qui était, au début, de la surprise, voire une certaine curiosité, s’est transformé en franche hostilité. « Lorsqu’il y a eu l’implantation d’un parc sur le village de Bouloc, nous avions peu d’infos, commente Nadine Izard,conseillère municipale à Saint Laurent- de - Lévézou. Nous étions plutôt pour car, après tout, c’était l’avenir et un des moyens de sortir du nucléaire. Mais dès la mise en service, nous avons constaté les nuisances. Et puis l’on s’est renseigné et nous avons compris, aussi, que c’était beaucoup d’argent jeté par les fenêtres pour un résultat en production électrique très faible. »
Au total, les éoliennes produisent 3 % de l’électricité consommée aujourd’hui en France, alors que les objectifs fixés pour 2020 tablent sur 23 % d’énergies renouvelables, dont près d’un quart issues du vent. « Il va en falloir des éoliennes, non ? » s’interroge dubitativement Nadine. L’application de la loi Brottes, qui prévoit la suppression ZDE (zones de développement de l’éolien) mais aussi la fin de l’obligation des 5 mâts au minimum (5 éoliennes au minimum par parc – NDLR), n’est pas faite pour la rassurer. « Les anciennes mesures avaient le mérite d’imposer un cadre. Avec cette loi, c’est la porte ouverte à tous les abus. On va assister à un mitage de notre territoire et pendant ce temps les projets continuent à se monter avant même qu’il existe le moindre raccordement pour acheminer l’électricité. »
Les promoteurs culpabilisent ceux qui sont contre Mais plus que la simple vue « de cet objet industriel en milieu naturel »,-c’est donc l’implantation peu concertée qui a été le début de la discorde et des suspicions entre « pro » et « anti ». Voisins et villages se sont divisés. « Dans les familles, il y a des sujets tabous. La politique et... les éoliennes. Certains amis et voisins de longue date ne se parlent plus, parce que l’un en a accepté sans prévenir l’autre. Aujourd’hui, tout se fait en catimini. Les maires ne les évoquent qu’à mi-mots, de peur de froisser leurs électeurs. Les promoteurs culpabilisent ceux qui sont contre, en leur expliquant qu’ils sont pro-nucléaire. » Mais pour ces pourfendeurs de l’éolien à tout prix, dont Jean Marty, là n’est pas la question essentielle. « Quand il y a eu les grands projets hydroélectriques dans notre région, on nous a parlé d’un intérêt national. Il y avait un schéma directeur porté par les pouvoirs publics avec des sociétés du public. Nous l’avons compris, et ce même s’il y a eu des expropriations douloureuses. Mais là, ce sont des fonds de pension qui investissent pour leur seul bénéfice.
Où est l’intérêt national? » explique Daniel Delmas, l’ancien maire de Ségur. Jean Marty avance des chiffres. « Au regard des 6 000 euros de loyer annuel versé au signataire du bail emphytéotique (qui est un piège, car ce bail n’a presque pas de limites dans le temps et le locataire a presque tous les droits !) et des 12 000 euros par éolienne construite que se partagent commune et communauté de communes, pour qui donc est la manne financière dont parlent les promoteurs? L’investissement éolien a été jeté en pâture aux promoteurs privés, qui engrangent des sommes colossales. En 2012, six machines de 2 MW ont dégagé 1293 000 euros de bénéfices pour la SAS Centrale éolienne de Ségur- Viarouge, qui appartient à EDP Renewables, société holding regroupant des capitaux étrangers (notamment portugais). »
Mais que faire alors pour ces petites communes de plus en plus dans le besoin?
Guy Soulié, ancien maire de Castelnau-Pégayrols, ne cache pas n’avoir eu aucun scrupule à accepter l’implantation d’un projet de 13 éoliennes au début des années 2000. « Nous sommes une commune 330 habitants, explique-t-il, donc pauvre. Avecl’État qui se désengage et nous impose de plus en plus de choses, que pouvions-nous faire ? Nos 13 éoliennes, ce sont 50 000 euros par an, après répartition avec la communauté de communes, qui entrent dans nos caisses. » À l’écart du village médiéval de Castelnau-Pégayrols, la journée s’achève, deux éleveurs nettoient leur tracteur, bricolent un peu avant de rentrer à la ferme. Ils veulent bien parler mais sous le sceau de la discrétion. « Nous regrettons d’avoir accepté ces 2 éoliennes. Nous étions 7 agriculteurs dans le coin à signer unepromesse de bail en 2000, sollicités par 3 jeunes. Ça nous semblait une aubainefinancière. Mais ils n’avaient pas tout dit. Ils nous avaient montré des éoliennes dans l’Aude qui tournicotaient un peu, sans faire de bruit. Je peux vous dire que les 2 installées à 850 mètres de chez moi font un potin d’enfer quand il y a beaucoup de vent. Et la nuit, avec les 3 parcs éoliens qui nous entourent, on se croirait en boîte denuit. La troisième qu’ils devraient installer, on n’en veut plus ! » Mais voilà, comment se dédire?
Ce marché florissant intéresse beaucoup de monde, petits et grands promoteurs. «Tous nos parcs dans le Lévézou ont déjà été vendus au moins deux fois ! » explose Jean Marty, avant de s’appesantir sur ce cas de figure significatif, qui a fait monter au créneau l’hiver dernier le groupe Attac Hauts Cantons. Dans l’Hérault, département limitrophe, au col de Fontfroide, 10 éoliennes édifiées en 2012 par EDF Énergies nouvelles ont été revendues au groupe allemand d’assurance Allianz,« qui, sous couvert de contribution à l’écologie, récupère en fait les certificats carbone cotés en Bourse, raconte Jean Marty. L’assureur les négocie ensuite avec les professionnels de l’énergie en Allemagne, lesquels ont besoin de ces certificats pour faire baisser leur taux de CO2. Cela s’appelle un permis de polluer! EDF en construisant ce parc, a, en plus, bénéficié des larges subventions du conseil général. Nous, contribuables, payons cela, via la CSPE (contribution au service public de l’électricité, comprise dans les factures d’électricité – NDLR) ».
mardi 3 juin 2014
Ségolène Royale dans la tourmente de l'argent du vent
Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable du 2 juin 2014
Le Conseil d’État a annulé, le mercredi 28 mai 2014, les arrêtés de 2008 fixant le tarif d'achat bonifié de l'électricité d'origine éolienne terrestre. Il aura fallu de longues années de procédure pour que cette injustice soit dénoncée au grand jour et prenne fin.
Mais l'Épopée du tarif éolien prend maintenant une allure de feuilleton financier car depuis son annulation, le gouvernement et les syndicats professionnels de l'éolien tentent de faire croire par une campagne de désinformation que la question est réglée. C’est totalement inexact.
Ségolène Royal, 13ème ministre de l’environnement depuis 2001 (1), a annoncé précipitamment le 28 mai 2014 qu'elle allait rétablir immédiatement ce tarif par un nouvel arrêté avec les mêmes privilèges pour les promoteurs éoliens.
Il faut admirer l’obstination(2) de tous les ministres de l’environnement qui bien que s’étant succédé depuis 2001 à une allure digne de l’époque de la troisième république, ont systématiquement maintenu un système illégal qui rackette les consommateurs et engendre une escroquerie financière de plusieurs milliards d'euros par an et qui s’amplifie à vitesse exponentielle.
Depuis des années, ces aides discriminatoires sont supportées injustement par les consommateurs d'électricité qui subventionnent la cupidité sans limite des industriels éoliens.Maintenir ces privilèges serait une injustice d’autant plus criante que des fortunes considérables se sont constituées avant l'annulation du tarif bonifié. La clarté doit être faite sur ce milieu opaque et une évaluation effective de l'industrialisation éolienne au regard de l'intérêt général est urgente.
Dans le cas contraire la Fédération Environnement Durable entreprendra toutes les actions juridiques disponibles pour faire annuler les décisions du Ministère de l’Environnement visant à rétablir ce tarif illégal.
(1) Ministres de l’environnement depuis 2001 :
Dominique Voynet 2001
Yves Cochet 2002
Roselyne Bachelot 2004
Serge Lepeltier 2004
Nelly Olin 2005
Alain Juppé 2007
Jean-Louis Borloo 2010
Kosciusko-Morizet 2012
François Fillon 2012
Nicole Bricq 2012
Delphine Batho 2012
Philippe Martin 2013
Ségolène Royal 2014
(2) Tarif Bonifié éolien terrestre
Le tarif éolien a déjà été annulé en 2008 suite à une première requête en conseil d'Etat déposée par les associations Vent du bocage et Vent de Colère. Il avait été ensuite rétabli par Jean-Louis Borloo ministre de l’environnement. Attaqué à nouveau par Vent de Colère en conseil d'État et devant la Cour Européenne de justice, le tarif vient d'être annulé pour la seconde fois.
Le Conseil d’État a annulé, le mercredi 28 mai 2014, les arrêtés de 2008 fixant le tarif d'achat bonifié de l'électricité d'origine éolienne terrestre. Il aura fallu de longues années de procédure pour que cette injustice soit dénoncée au grand jour et prenne fin.
Mais l'Épopée du tarif éolien prend maintenant une allure de feuilleton financier car depuis son annulation, le gouvernement et les syndicats professionnels de l'éolien tentent de faire croire par une campagne de désinformation que la question est réglée. C’est totalement inexact.
Ségolène Royal, 13ème ministre de l’environnement depuis 2001 (1), a annoncé précipitamment le 28 mai 2014 qu'elle allait rétablir immédiatement ce tarif par un nouvel arrêté avec les mêmes privilèges pour les promoteurs éoliens.
Il faut admirer l’obstination(2) de tous les ministres de l’environnement qui bien que s’étant succédé depuis 2001 à une allure digne de l’époque de la troisième république, ont systématiquement maintenu un système illégal qui rackette les consommateurs et engendre une escroquerie financière de plusieurs milliards d'euros par an et qui s’amplifie à vitesse exponentielle.
Depuis des années, ces aides discriminatoires sont supportées injustement par les consommateurs d'électricité qui subventionnent la cupidité sans limite des industriels éoliens.Maintenir ces privilèges serait une injustice d’autant plus criante que des fortunes considérables se sont constituées avant l'annulation du tarif bonifié. La clarté doit être faite sur ce milieu opaque et une évaluation effective de l'industrialisation éolienne au regard de l'intérêt général est urgente.
Dans le cas contraire la Fédération Environnement Durable entreprendra toutes les actions juridiques disponibles pour faire annuler les décisions du Ministère de l’Environnement visant à rétablir ce tarif illégal.
(1) Ministres de l’environnement depuis 2001 :
Dominique Voynet 2001
Yves Cochet 2002
Roselyne Bachelot 2004
Serge Lepeltier 2004
Nelly Olin 2005
Alain Juppé 2007
Jean-Louis Borloo 2010
Kosciusko-Morizet 2012
François Fillon 2012
Nicole Bricq 2012
Delphine Batho 2012
Philippe Martin 2013
Ségolène Royal 2014
(2) Tarif Bonifié éolien terrestre
Le tarif éolien a déjà été annulé en 2008 suite à une première requête en conseil d'Etat déposée par les associations Vent du bocage et Vent de Colère. Il avait été ensuite rétabli par Jean-Louis Borloo ministre de l’environnement. Attaqué à nouveau par Vent de Colère en conseil d'État et devant la Cour Européenne de justice, le tarif vient d'être annulé pour la seconde fois.
mardi 13 mai 2014
LETTRE OUVERTE À SÉGOLÈNE ROYAL
Communiqué de presse de la FED
Madame la Ministre Ségolène Royal, Sauvons nos Paysages.
La Fédération Environnement Durable Poitou-Charentes lance un appel solennel à Mme la ministre de l’Environnement Ségolène Royal. Elle seule peut encore sauver la France d’un massacre aux éoliennes terrestres géantes qui vont ruiner son économie, défigurer ses paysages et détruire son patrimoine.
Cinq mille éoliennes sont implantées sur notre pays. La Transition Énergétique consisterait à continuer à en construire jusqu’à vingt cinq mille. Aucune parcelle du territoire Français n’est plus protégée. Les monuments historiques, les parcs naturels régionaux, les sites emblématiques, les lieux de mémoire sont en passe d’être recouverts. (Plusieurs centaines d'éoliennes sont installées ou en cours d'installations en Poitou-Charentes).
La France est respectée grâce à son passé prestigieux qui a laissé un patrimoine magnifique. Elle a d’autres atouts que d’être transformée en champs d’aérogénérateurs qui la banalisent et la défigurent.
Il serait extrêmement regrettable que la France continue dans cette voie éolienne terrestre alors que de nombreux pays sont en train de la freiner non seulement pour des raisons économiques mais aussi à cause de ses effets néfastes sur les riverains et de son impact négatif sur l’écologie.
Nous sommes déterminés en tant que citoyens à :
- combattre les mécanismes qui ont asservi la Transition énergétique à l’industrie éolienne.
- refuser que la France soit sous l'emprise d’une idéologie qui a réussi à culpabiliser les citoyens.
- dénoncer un mensonge écologique qui contribue à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.
- sauver la nature et de ce qui reste des zones non industrialisées - lutter sans merci pour protéger son patrimoine, et pour garder ses atouts historiques.
L’espace, la nature, le silence, la lumière, l’air et la pureté de l'eau sont des trésors précieux qui ont de plus en plus de valeur dans un monde de plus en plus industrialisé.
Les citoyens n’accepteront jamais la destruction de leur environnement, de leur patrimoine par des éoliennes inutiles et ruineuses.(*)
(*) A l'occasion de la venue de la Ministre de l'écologie Ségolène Royal, le vendredi 16 mai 2014 à 14h à Poitiers, les associations de défense de l'environnement de Poitou-Charentes organisent une manifestation devant le Conseil Régional.
Madame la Ministre Ségolène Royal, Sauvons nos Paysages.
La Fédération Environnement Durable Poitou-Charentes lance un appel solennel à Mme la ministre de l’Environnement Ségolène Royal. Elle seule peut encore sauver la France d’un massacre aux éoliennes terrestres géantes qui vont ruiner son économie, défigurer ses paysages et détruire son patrimoine.
Cinq mille éoliennes sont implantées sur notre pays. La Transition Énergétique consisterait à continuer à en construire jusqu’à vingt cinq mille. Aucune parcelle du territoire Français n’est plus protégée. Les monuments historiques, les parcs naturels régionaux, les sites emblématiques, les lieux de mémoire sont en passe d’être recouverts. (Plusieurs centaines d'éoliennes sont installées ou en cours d'installations en Poitou-Charentes).
La France est respectée grâce à son passé prestigieux qui a laissé un patrimoine magnifique. Elle a d’autres atouts que d’être transformée en champs d’aérogénérateurs qui la banalisent et la défigurent.
Il serait extrêmement regrettable que la France continue dans cette voie éolienne terrestre alors que de nombreux pays sont en train de la freiner non seulement pour des raisons économiques mais aussi à cause de ses effets néfastes sur les riverains et de son impact négatif sur l’écologie.
Nous sommes déterminés en tant que citoyens à :
- combattre les mécanismes qui ont asservi la Transition énergétique à l’industrie éolienne.
- refuser que la France soit sous l'emprise d’une idéologie qui a réussi à culpabiliser les citoyens.
- dénoncer un mensonge écologique qui contribue à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.
- sauver la nature et de ce qui reste des zones non industrialisées - lutter sans merci pour protéger son patrimoine, et pour garder ses atouts historiques.
L’espace, la nature, le silence, la lumière, l’air et la pureté de l'eau sont des trésors précieux qui ont de plus en plus de valeur dans un monde de plus en plus industrialisé.
Les citoyens n’accepteront jamais la destruction de leur environnement, de leur patrimoine par des éoliennes inutiles et ruineuses.(*)
(*) A l'occasion de la venue de la Ministre de l'écologie Ségolène Royal, le vendredi 16 mai 2014 à 14h à Poitiers, les associations de défense de l'environnement de Poitou-Charentes organisent une manifestation devant le Conseil Régional.
vendredi 9 mai 2014
ÉOLIEN OFFSHORE : LE NAUFRAGE
Après un premier appel d’offre d’aérogénérateurs les " pieds dans l’eau " baptisées trompeusement « éoliennes offshore » et qui entraine déjà le saccage programmé de quatre des plus beaux sites de notre pays, Etretat, Arromanches, la Baie de Saint Brieuc, la Baule, livrés à des consortiums industriels, c’est au tour de la Baie de Somme -le Tréport et de l’Ile d’Yeu - Noirmoutier d’être ciblés par le deuxième appel d’offre.
Ces 6 nouveaux projets pharaoniques, couvrant chacun l’équivalent de la surface d’une ville comme Paris et jonchés d’aérogénérateurs de plus de 200 m de haut selon les sites, remettent en cause la préservation du littoral de la Manche et de l’Atlantique. Ils sont en contradiction avec les politiques de l’environnement, de la préservation de la nature et du sauvetage de la biodiversité, mises en place depuis des décennies.
Alors que l’économie de la France est dans une phase critique et qu’une gestion fine est prioritaire, des dizaines de nouveaux milliards d’Euros vont être engloutis pour fabriquer avec peine moins de 2 % d'une électricité intermittente de mauvaise qualité, inappropriée à la demande de l'utilisateur et cinq fois plus chère que le prix du marché de cette énergie. D'une part, l’argent nécessaire sera pris sur la facture d'électricité des français et il va être "englouti" en mer en entrainant une hausse vertigineuse du tarif de l'électricité des consommateurs alors que 9 millions d’entre eux sont déjà en situation énergétique précaire et doivent être socialement assistés.
D'autre part, le coût complet de mise en place des moyens complémentaires liés (réseau THT, aménagement d'infrastructure portuaire, subvention à la création d'usines de fabrication d'aérogénérateurs, subvention à divers officines, …centrale thermique de production d'électricité pour compenser l'intermittence des Énergies Renouvelables) est loin d'être identifié : plus d'une centaine de milliards à l'horizon 2050 que devra supporter le contribuable français.
Il s'agit d’un non sens économique, d'un massacre écologique, d'un saccage des paysages, d'une atteinte au patrimoine et indirectement d’une destruction globale massive d'activités et d’emplois par atteinte de la compétitive des entreprises de notre pays. C'est l'appauvrissement de la France pour les intérêts de capitalistes privés. Tous les investissements majeurs effectués depuis des décennies, fruits d’une saine gestion pour préserver le littoral, soutenir ses filières : le Tourisme, la Plaisance et la Pêche seront ainsi perdus. Pourtant, c’est bien cette préservation du littoral, jusqu’à ce jour l’atout majeur de la France, qui va être bafouée.
Ces 6 nouveaux projets pharaoniques, couvrant chacun l’équivalent de la surface d’une ville comme Paris et jonchés d’aérogénérateurs de plus de 200 m de haut selon les sites, remettent en cause la préservation du littoral de la Manche et de l’Atlantique. Ils sont en contradiction avec les politiques de l’environnement, de la préservation de la nature et du sauvetage de la biodiversité, mises en place depuis des décennies.
Alors que l’économie de la France est dans une phase critique et qu’une gestion fine est prioritaire, des dizaines de nouveaux milliards d’Euros vont être engloutis pour fabriquer avec peine moins de 2 % d'une électricité intermittente de mauvaise qualité, inappropriée à la demande de l'utilisateur et cinq fois plus chère que le prix du marché de cette énergie. D'une part, l’argent nécessaire sera pris sur la facture d'électricité des français et il va être "englouti" en mer en entrainant une hausse vertigineuse du tarif de l'électricité des consommateurs alors que 9 millions d’entre eux sont déjà en situation énergétique précaire et doivent être socialement assistés.
D'autre part, le coût complet de mise en place des moyens complémentaires liés (réseau THT, aménagement d'infrastructure portuaire, subvention à la création d'usines de fabrication d'aérogénérateurs, subvention à divers officines, …centrale thermique de production d'électricité pour compenser l'intermittence des Énergies Renouvelables) est loin d'être identifié : plus d'une centaine de milliards à l'horizon 2050 que devra supporter le contribuable français.
Il s'agit d’un non sens économique, d'un massacre écologique, d'un saccage des paysages, d'une atteinte au patrimoine et indirectement d’une destruction globale massive d'activités et d’emplois par atteinte de la compétitive des entreprises de notre pays. C'est l'appauvrissement de la France pour les intérêts de capitalistes privés. Tous les investissements majeurs effectués depuis des décennies, fruits d’une saine gestion pour préserver le littoral, soutenir ses filières : le Tourisme, la Plaisance et la Pêche seront ainsi perdus. Pourtant, c’est bien cette préservation du littoral, jusqu’à ce jour l’atout majeur de la France, qui va être bafouée.
mardi 8 avril 2014
TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : ARRÊTONS LES OBJECTIFS IRRATIONNELS
article de Philippe François et Agnès Verdier-Molinié
sur le site Les Echos (07/04/14)
La France est un des pays développés qui produit le moins de CO2 par personne et utilise l'énergie de façon la plus efficace. Elle n'a donc aucune raison ni économique ni morale de se pénaliser en précipitant sa transition énergétique. Une action dont l'effet est négligeable au niveau mondial alors que des découvertes considérables de gaz et de pétrole sont aussitôt mises en production.
Le détail de la loi sur la transition énergétique n'est pas connu, mais ses objectifs sont plus irrationnels qu'économiques : en 2025, ramener la part du nucléaire de 75 à 50 % dans la production d'électricité, et en 2050, diviser par quatre la production de gaz carbonique et réduire de moitié la consommation totale d'énergie. Dans ce débat, la compétitivité de la France et le coût de la transition énergétique sont rarement pris en compte. En tenant compte de leur intermittence, le coût de l'électricité éolienne et photovoltaïque est de trois à sept fois plus élevé qu'actuellement. Le surcoût pour les consommateurs des programmes déjà lancés est évalué par la Cour des comptes à 4 milliards d'euros par an en 2015 et 8 en 2020. Ramener la part du nucléaire à 50 % en 2025 conduirait à un surcoût de 30 milliards d'euros par an. En Allemagne, il est déjà de 24 milliards d'euros.
Pour 2025, il n'existe que deux scénarios : (celui d'EDF) réduire la proportion du nucléaire en augmentant la consommation totale d'électricité, (celui des Verts) réduire la consommation d'électricité et arrêter la moitié des 58 réacteurs nucléaires. Le premier scénario va à l'encontre des objectifs de 2050. Le second prône une réduction massive de la consommation d'énergie, niant les besoins insatisfaits dans notre société. Il est difficile, révoltant même, de dire à la moitié des salariés qui gagnent moins de 1.685 euros par mois, ou aux retraités dont la pension moyenne est de 1.200 euros qu'ils consomment trop d'énergie. Idem pour les trois millions de mal-logés et les quatre millions qui sont en précarité énergétique.
Des progrès techniques vont réduire notre consommation d'énergie. Mais dans le domaine des transports, une grande partie du parc en service en 2025 est déjà en circulation. Et pour les bâtiments, le coût des adaptations est considérable. Les nouvelles normes thermiques provoquent un surcoût à la construction de 15 % et isoler 500.000 logements anciens par an exigerait d'investir 15 milliards d'euros. Des capitaux dont notre pays ne dispose pas et dont le retour sur investissement est souvent faible. Certains espèrent que ces grands chantiers vont au moins créer des emplois. Mais, « Remplacer les camions par des brouettes », Alfred Sauvy l'a déjà expliqué en 1960, donne l'illusion de créer des emplois, mais dégrade en fait la compétitivité du pays,
Les alertes du Giec, justifiées ou pas, ont peu de prise sur la réalité mondiale. Il serait donc logique de réfléchir à la façon de lutter contre les désordres climatiques éventuels. Après la catastrophe de 1953, les Néerlandais ont construit des digues ; après les tremblements de terre de Tokyo, les Japonais ont construit des immeubles résistants ; et dans les plaines du middle-west, les habitants ont des caves pour s'abriter pendant le passage des tornades. Les Français peuvent aussi prendre leur destin en main.
Dans son étude « La France face aux choix énergétiques », la Fondation iFRAP étudie le réalisme des objectifs fixés par les pouvoirs publics et propose 4 mesures fortes :
Construire en permanence un à deux réacteurs nucléaires ;
Evaluer puis éventuellement exploiter le gaz de schiste ;
Mettre en réserve les technologies opérationnelles mais trop coûteuses, éolien et photovoltaïque notamment ;
Intensifier la recherche sur les technologies d'avenir (stockage, nucléaire, biomasse et photovoltaïque de seconde génération).
Ne polluons plus le débat de l'énergie par des postures politiciennes ou émotionnelles, voyons-le comme ce qu'il est : un sujet économique.
Philippe François et Agnès Verdier-Molinié
Philippe François est expert énergie à la Fondation iFRAP. Agnès Verdier-Molinié est directeur de la Fondation iFRAP.
sur le site Les Echos (07/04/14)
La France est un des pays développés qui produit le moins de CO2 par personne et utilise l'énergie de façon la plus efficace. Elle n'a donc aucune raison ni économique ni morale de se pénaliser en précipitant sa transition énergétique. Une action dont l'effet est négligeable au niveau mondial alors que des découvertes considérables de gaz et de pétrole sont aussitôt mises en production.
Le détail de la loi sur la transition énergétique n'est pas connu, mais ses objectifs sont plus irrationnels qu'économiques : en 2025, ramener la part du nucléaire de 75 à 50 % dans la production d'électricité, et en 2050, diviser par quatre la production de gaz carbonique et réduire de moitié la consommation totale d'énergie. Dans ce débat, la compétitivité de la France et le coût de la transition énergétique sont rarement pris en compte. En tenant compte de leur intermittence, le coût de l'électricité éolienne et photovoltaïque est de trois à sept fois plus élevé qu'actuellement. Le surcoût pour les consommateurs des programmes déjà lancés est évalué par la Cour des comptes à 4 milliards d'euros par an en 2015 et 8 en 2020. Ramener la part du nucléaire à 50 % en 2025 conduirait à un surcoût de 30 milliards d'euros par an. En Allemagne, il est déjà de 24 milliards d'euros.
Pour 2025, il n'existe que deux scénarios : (celui d'EDF) réduire la proportion du nucléaire en augmentant la consommation totale d'électricité, (celui des Verts) réduire la consommation d'électricité et arrêter la moitié des 58 réacteurs nucléaires. Le premier scénario va à l'encontre des objectifs de 2050. Le second prône une réduction massive de la consommation d'énergie, niant les besoins insatisfaits dans notre société. Il est difficile, révoltant même, de dire à la moitié des salariés qui gagnent moins de 1.685 euros par mois, ou aux retraités dont la pension moyenne est de 1.200 euros qu'ils consomment trop d'énergie. Idem pour les trois millions de mal-logés et les quatre millions qui sont en précarité énergétique.
Des progrès techniques vont réduire notre consommation d'énergie. Mais dans le domaine des transports, une grande partie du parc en service en 2025 est déjà en circulation. Et pour les bâtiments, le coût des adaptations est considérable. Les nouvelles normes thermiques provoquent un surcoût à la construction de 15 % et isoler 500.000 logements anciens par an exigerait d'investir 15 milliards d'euros. Des capitaux dont notre pays ne dispose pas et dont le retour sur investissement est souvent faible. Certains espèrent que ces grands chantiers vont au moins créer des emplois. Mais, « Remplacer les camions par des brouettes », Alfred Sauvy l'a déjà expliqué en 1960, donne l'illusion de créer des emplois, mais dégrade en fait la compétitivité du pays,
Les alertes du Giec, justifiées ou pas, ont peu de prise sur la réalité mondiale. Il serait donc logique de réfléchir à la façon de lutter contre les désordres climatiques éventuels. Après la catastrophe de 1953, les Néerlandais ont construit des digues ; après les tremblements de terre de Tokyo, les Japonais ont construit des immeubles résistants ; et dans les plaines du middle-west, les habitants ont des caves pour s'abriter pendant le passage des tornades. Les Français peuvent aussi prendre leur destin en main.
Dans son étude « La France face aux choix énergétiques », la Fondation iFRAP étudie le réalisme des objectifs fixés par les pouvoirs publics et propose 4 mesures fortes :
Construire en permanence un à deux réacteurs nucléaires ;
Evaluer puis éventuellement exploiter le gaz de schiste ;
Mettre en réserve les technologies opérationnelles mais trop coûteuses, éolien et photovoltaïque notamment ;
Intensifier la recherche sur les technologies d'avenir (stockage, nucléaire, biomasse et photovoltaïque de seconde génération).
Ne polluons plus le débat de l'énergie par des postures politiciennes ou émotionnelles, voyons-le comme ce qu'il est : un sujet économique.
Philippe François et Agnès Verdier-Molinié
Philippe François est expert énergie à la Fondation iFRAP. Agnès Verdier-Molinié est directeur de la Fondation iFRAP.
Inscription à :
Articles (Atom)